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Le fleuve qui divise

L’impétueux Mékong

Les berges du Mékong regorgent de vie… y compris humaine. Parfois, le fleuve détruit tout et force à reconstruire.
Photo courtoisie, Gilles Proulx Les berges du Mékong regorgent de vie… y compris humaine. Parfois, le fleuve détruit tout et force à reconstruire.

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Seuls deux explorateurs français ont parcouru tout ce fleuve interminable de presque 5000 km, dont la moitié coule en Chine où ses eaux sont si agitées qu’il est appelé « fleuve tumultueux ». Ce cours d’eau est parfois tellement impraticable qu’il explique les séparations culturelles de la région. Il sert de frontière naturelle entre plusieurs peuples établis là.

On associe beaucoup ce nom aux guerres d’Indochine et du Vietnam, mais, sur certains tronçons, il est navigable et agréable à visiter de nos jours. Il est grosso modo à l’Indochine ce que le Nil est à l’Égypte : la mère nourricière et la colonne vertébrale du développement. Parfois, le Mékong déborde et ses eaux engloutissent des régions entières. Comme quoi les habitants des rives sont habitués à plier bagage à toute vitesse lorsque c’est nécessaire.

Diversité

Parfois, il nous fait pénétrer dans une jungle dense et chantante où l’on se croirait dans le film Apocalypse Now. De temps à autre, il s’élargit et nous fait voir des plaines verdoyantes peuplées de villages et de troupeaux. La géographie a forcé l’apparition de plein de petites cultures relativement distinctes qui sont devenues diverses tribus plus différentes entre elles que les nations amérindiennes, par exemple, pour qui le voyagement, donc les rencontres, était plus facile.

Parce que le Laos est enclavé (sans accès à la mer), le Mékong est son unique lien avec l’extérieur... et c’est un lien malcommode !

Cela explique peut-être pourquoi ce pays sans grand port international est si mal connu. En revanche, cela a pu le protéger des influences extérieures... ce qui pour nous voyageurs est une bonne chose