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Les surprises sont au rendez-vous!

Marie-Millie Dessureault
Photo courtoisie Marie-Millie Dessureault

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Après avoir séduit plus de 5000 lecteurs avec son premier roman, Maudits bas jaunes, l’enseignante abitibienne Marie-Millie Dessureault raconte le quotidien peu banal d’une trentenaire qui poursuit des études en kinésiologie dans ses deux nouveaux titres, On flushe... pis on recommence, En théorie (tome 1) et En pratique (tome 2).

Au début du deuxième tome, Samuelle a la mine basse : le stage qu’elle pensait faire chez les Foreurs a été annulé, ses « prospects » sont inatteignables et sa meilleure amie est enceinte de son ex. Ça va mal...

Elle déniche un nouveau stage, roule de l’Abitibi à Montréal et emménage temporairement chez son oncle, un camionneur gros fumeur, à Montréal. Il faudra qu’elle fasse sa place au sein d’une équipe de hockey. Son deuxième stage la conduira dans le Grand Nord et le troisième... eh bien... c’est une surprise.

« Une de mes amies est retournée aux études, en kinésiologie, à Sherbrooke. Je suis partie de cette prémisse, explique Marie-Millie, en entrevue. L’histoire n’est pas du tout la sienne, mais quand j’avais des questions plus précises sur la kinésiologie, ou sur l’université, je pouvais me fier à elle. »

Samuelle a-t-elle le tempérament de Marie-Millie ? « Qu’il m’arrive plein de niaiseries... oui. Mais je suis un peu plus extravertie que Samuelle. Elle est plus posée dans ses réactions, moins prompte que moi. Maudits bas jaunes, mon premier roman, me ressemble beaucoup. »

<i>On flushe... pis on recommence! (en pratique)</i></br> 
Marie-Millie Dessureault</br> 
Éditions de Mortagne, 360 pages
Photo courtoisie
On flushe... pis on recommence! (en pratique)
Marie-Millie Dessureault
Éditions de Mortagne, 360 pages

Trois stages

Dans le deuxième tome, Samuelle a terminé ses cours théoriques et doit faire trois stages, pour voir quelle branche de la kinésiologie va lui plaire. « Elle s’est lancée dans ce domaine en espérant aimer ça... et se demande si elle a bien fait de changer de vie et se réorienter. »

« Samuelle va vivre trois stages complètement différents qui vont lui faire vivre des situations parfois drôles, parfois plus touchantes. Parfois, elle va être complètement dépaysée. Elle va vraiment sortir de sa zone de confort. »

Marie-Millie a trouvé l’écriture du premier tome plus ardu que le deuxième. « Samuelle n’est pas du tout comme moi. Je trouvais ça difficile de la faire réagir d’une façon qui n’est pas la mienne. Mais dans le tome 2, tous mes personnages étaient déjà campés : j’ai trouvé facile d’aller plus loin dans l’histoire. Il y a encore le côté drôle, mais je peux aller dans d’autres émotions. »

Grand Nord

Le stage dans le Grand Nord explique la page couverture du livre : une fille vêtue d’un anorak posant près d’un avion de la compagnie Air Nordique... « Je suis allée dans le Nord et c’est ce qui m’a inspirée. Une compagnie minière m’a invitée à présenter Maudits bas jaunes. Je suis allée à Raglan, près de Salluit. J’ai tripé ! Mon père travaillait là depuis 17 ans quand je suis allée. J’espérais voir ça de mes yeux, un jour. C’était magique ! »

L’écriture lui fait vivre toutes sortes d’événements inattendus. « Je n’avais pas prévu écrire. Ça n’a jamais été un rêve et j’ai écrit Maudits bas jaunes pour me défouler, parce que ma sœur se mariait et moi, j’étais une vieille fille. Mais j’ai adoré écrire et la réponse que j’ai eue des gens a fait que j’ai voulu en écrire encore ! »


  • Marie-Millie Dessureault enseigne les mathématiques au secondaire.
  • Elle habite à La Sarre.