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Nicolas Deslauriers a soif de séries éliminatoires

Montreal Canadiens v Calgary Flames
Photo d'archives, AFP Nicolas Deslauriers

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Nicolas Deslauriers vient de connaître sa meilleure saison avec les Canadiens, mais il n’est pas tout à fait satisfait. C’est que le Québécois n’a pas encore disputé un match des séries éliminatoires depuis le début de sa carrière.

En entrevue à l’émission Destination Coupe Stanley, Deslauriers a confié avoir soif d’une occasion de se faire valoir durant le tournoi printanier. Certains diraient d’ailleurs que son style robuste et intense lui permettrait de s’illustrer.

«Que la saison aille bien ou pas, je n’ai pas joué un match dans les séries encore, a mentionné celui qui a marqué 10 buts en 58 matchs en 2017-2018. C’est dur pour moi d’écouter les séries. Je les écoute un peu, mais je préfère éviter de le faire. Je suis "en crime". J’aimerais ça y goûter.»

On sait donc quel sera l'objectif dans sa mire au cours de la prochaine saison.

«Beaucoup de monde pense à la coupe Stanley. On pense tous à ça. Mais je suis rendu à un point où je veux juste jouer un match dans les séries pour montrer ce que je suis capable de faire. J’espère que l’année prochaine, ça va se faire. On se parle beaucoup en tant que gars, je pense que nous sommes déjà prêts pour l’année prochaine.»

Deslauriers a amorcé il y a cinq semaines son entraînement estival. Bien qu’il ait signé un contrat de deux ans avec le Tricolore, son approche demeurera la même.

«Contrat ou pas, j’ai toujours eu la mentalité d’aller au camp et d’essayer de faire l’équipe. Ma place n’est pas assurée, je l’ai vécu l’an passé. Moi je recommence tout le temps à zéro.»

Une claque

Après avoir été échangé par les Sabres, Deslauriers a dû refaire ses preuves dans la Ligue américaine de hockey, disputant 14 matchs avec le Rocket de Laval. Il n’avait pas joué dans la LAH depuis 2013-2014.

«C’était une bonne claque dans la face. Ça te remet les pieds sur terre. Je suis arrivé à Buffalo dans la meilleure forme que je pouvais avoir et ça n’a pas fonctionné. L'échange m'a donné un nouveau départ [...] C'était un "boost" de venir dans l'organisation des Canadiens.»

Disons que l’attaquant n’a aucune intention d’embarquer dans les autobus de la Ligue américaine à nouveau : «J’ai vu comment c’était à Laval, je ne voulais pas rester là. J’ai fait de mon mieux pour monter.»

Une petite fille

Il y a déjà Madison, Rose et Jackson. Et voilà que la famille Deslauriers accueillera bientôt dans ses rangs un nouveau membre, une petite fille.

L’athlète de 27 ans savoure présentement les moments avec ses enfants, ce qu’il a trop peu fait à son goût durant le calendrier régulier.

«C’était difficile d’être échangé quand on avait une maison à Buffalo, a-t-il avoué. Je n’avais pas vu mes enfants pendant un bon petit bout.»

«L’été, c’est fait pour ça. J’ai toujours eu un règlement avec ma femme de ne pas parler de hockey à la maison», a ajouté Deslauriers.

Complicité

À son arrivée dans le giron du CH, Deslauriers a rapidement noué des liens avec Charles Hudon. Il sera d’ailleurs présent au mariage d’Hudon et à celui de son autre compagnon québécois, Phillip Danault.

«Charles, j’ai été vraiment proche de lui dès que j’ai été rappelé. La seule place qu'il restait dans l'avion était à côté de lui, a-t-il raconté en souriant. On a une bonne complicité. Il est un père de famille jeune et moi aussi je suis passé par là.»