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Pourquoi j’allaite encore mon fils

Les hauts et les bas de la vie de maman, racontés avec franchise et autodérision

Pourquoi j’allaite encore mon fils
Illustration Nathalie Samson

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L’allaitement, c’est comme un marathon. Si certains gambadent avec une aisance (sur)naturelle, pour d’autres, c’est plutôt une lutte de tous les instants, du début à la fin.

Mes débuts avec l’allaitement s’apparentaient surtout à de la torture. Donner le sein à un nouveau-né qui succionne avec la passion d’un veau affamé, quand on a le mamelon au sang, ç’a de quoi te faire friser les orteils de douleur sur un moyen temps.

Ç’a pris un bon deux mois avant qu’on prenne notre erre d’aller. Nouvelle maman, je me rappelle m’être souvent fait demander combien de temps j’envisageais d’allaiter. La vérité, c’est que je n’en avais aucune espèce d’idée. Pas de plan de match. Nada. D’un jour à la fois, je suis passée à une semaine, puis les semaines sont devenues des mois, et les mois, des années.

Petit poulet soufflera bientôt une troisième bougie sur son gâteau de fête et je commence à peine à me demander quand il se désintéressera finalement de l’allaitement. Je suis complètement zen avec l’idée de le laisser se sevrer lui-même. Pour moi, allaiter un terrible two bientôt threenager, bien que non conventionnel, n’apporte que du bon à ma petite famille. Mine de rien, avec l’allaitement viennent une foule d’avantages insoupçonnés.

Imbattable pour acheter la paix

Une crise de bacon ? « Veux-tu du lait ? » Bam ! Réglé. Ça marche à tous les coups.

Source de réconfort

Un vilain cauchemar ? Si les câlins n’arrivent pas à calmer ses pleurs, j’acquiesce à sa demande s’il tire doucement sur mon t-shirt de pyjama. Soulagement immédiat.

Des voyages en avion tranquilles

Pas de crises. Pas de lamentations. Pas d’oreilles qui font mal. Pas de regards d’exaspération des autres passagers. Rien. Quand je sens qu’il ne tient plus en place, j’en sors un. Il faut quand même être un minimum à l’aise avec le fait d’exposer partiellement sa poitrine aux passagers assis à quelques pouces de soi, mais on s’habitue.

Une économie d’argent

Le coût des formules pour bébé peut facilement s’élever de 1000 à 3000 $ par année. Certains parents financièrement sensés injecteraient ces montants dans un fonds d’étude pour leur progéniture. Pour ma santé mentale, j’ai préféré investir dans mon petit bonheur au quotidien. Un café ici, une visite chez le coiffeur par-là. Un massage ? Pourquoi pas ?

Le remède aux bobos

Je déteste voir mon bébé se blesser, être enrhumé, ou aux prises avec une gastro. Même si les débuts à la garderie ont été rocambolesques au rayon virus, comparé aux petits amis qui ne sont plus allaités, Petit poulet a connu moins de rhumes (pas encore de grippe, ouf !), moins de nuits blanches, et encore moins de visites chez le médecin.

Pourquoi j’allaite toujours ? Parce que ça nous convient. Un point, c’est tout.