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La hausse de la vente des billets réjouit le promoteur

Grand Prix du Canada
Photo Martin Chevalier François Dumontier amorcera bientôt une phase cruciale pour l’avenir du Grand Prix du Canada, alors que les installations seront refaites.

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Il n’y a pas si longtemps, François Dumontier se promenait dans les paddocks du Grand Prix du Canada les traits tirés, la binette sérieuse, affichant stress et préoccupations. Pas cette année. Le promoteur du Grand Prix avait l’air décontracté et libéré.

À l’aube de la démolition des installations et des premiers travaux de construction des paddocks qui doivent être livrés avant la prochaine édition, Dumontier avait de bonnes nouvelles à livrer. La recette idéale pour déambuler tout sourire sous un chaud soleil derrière les garages.

« Lorsqu’on a signé l’entente pour prolonger le Grand Prix jusqu’en 2029, ça m’a enlevé un gros poids sur mes épaules », a souligné Dumontier dans son bilan après la course.

« On peut travailler avec les coudées franches et on peut penser à long terme. On a de beaux projets qui se dessinent. Cette année, on a eu de nouvelles zones asphaltées que les écuries ont appréciées, ce qui permet de travailler le cœur plus léger. Et il y a bien sûr les nouveaux garages qui s’en viennent. Les travaux vont commencer dans quelques semaines. »

Mission

Dumontier est fébrile d’accueillir les équipes dans les nouvelles installations. Il espère surtout qu’elles seront prêtes à temps. Elles seront enfin conformes aux exigences de la F1 et de la Fédération internationale de l’automobile (FIA).

Rappelons que l’infrastructure des paddocks sera étalée sur trois étages. Le premier niveau sera consacré aux garages des écuries de F1, le deuxième aux loges d’entreprises, à la salle de presse et aux studios de télévision, alors que le dernier étage proposera d’autres loges à aire ouverte.

À l’entrée des puits de ravitaillement, le bâtiment offrira sa véritable signature, soit une surface vitrée sur trois étages devant laquelle le logo de l’Expo 67 sera mis en évidence.

L’architecture du bâtiment fera un clin d’œil à certains pavillons de l’exposition universelle dont la biosphère, emblème jadis des installations des États-Unis.

Selon l’échéancier des travaux d’envergure estimés à plus de 60 millions $, ceux-ci devraient être terminés à la fin d’avril.

« On a travaillé étroitement avec les dirigeants du parc Jean-Drapeau depuis

18 mois. On a déjà rencontré l’entrepreneur et ils n’ont pas le choix. Je ne peux pas appeler Chase Carey (président de la Formule 1) pour lui demander une semaine de plus. C’est un défi qu’il faut réaliser avec un délai assez court. On vise le 30 avril 2019, ce qui nous permettrait de finaliser les travaux en mai », a-t-il fait savoir.

Édition spéciale

Ce 40e anniversaire de la victoire de Gilles Villeneuve a également contribué à faire mousser l’événement. Avec le temps idéal, les amateurs de course étaient au rendez-vous.

« Nous avons accueilli tout près de 300 000 spectateurs cette semaine. C’est une augmentation de nos ventes de 28 % par rapport à 2017, a affirmé le promoteur. On est extrêmement satisfaits.

« Le 40e anniversaire nous tenait à cœur, et avec la collaboration de Joann, de Jacques et de Mélanie, ça nous a apporté une émotion. Il y a plusieurs personnes qui sont venues me voir pour me dire qu’ils avaient versé quelques larmes. On a réussi le pari qu’on s’était fixé », a relaté fièrement Dumontier.

Quant à la course où il n’y a eu que très peu d’action, le promoteur a préféré souligner la belle victoire de la Scuderia Ferrari, une première en 14 ans.