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La manière n’a pas suffi

Le manque de mordant à l’attaque a fait mal à l’Impact samedi face au Dallas FC

Alejandro Silva n’a pas menacé la brigade défensive du FC Dallas, samedi.
Photo USA TODAY Alejandro Silva n’a pas menacé la brigade défensive du FC Dallas, samedi.

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FRISCO | Les voyages se suivent et se ressemblent pour l’Impact, qui est rentré bredouille de sa virée dans le nord du Texas.

Commençons par le bon, parce qu’il y en a tout de même eu malgré le revers de 2 à 0 contre le FC Dallas samedi soir.

Dans un match bien mal amorcé où il s’est retrouvé en déficit de deux buts après moins de deux minutes, le Bleu-blanc-noir n’a jamais baissé les bras.

De fait, il a terminé le match en ayant un léger avantage en termes de possession de balle et de pourcentage de passes réussies. Cela dit, Dallas n’a pas trop pesé en seconde demie, se contentant surtout de préserver une avance plus que confortable contre une attaque reconnue pour être anémique.

Besoins offensifs

Ainsi, l’Impact a subi une huitième défaite en neuf matchs à l’étranger, la seule victoire ayant été acquise à Seattle, il y a plus de deux mois. Les hommes de Rémi Garde n’ont marqué que 5 buts et en ont accordé 21 à l’adversaire. Impossible de l’emporter en de telles circonstances.

Ce que le match de samedi a surtout révélé, c’est la nécessité d’obtenir des renforts à l’attaque parce qu’en l’absence d’Ignacio Piatti, il s’est passé bien peu de choses malgré deux ballons qui ont frappé le cadre.

D’abord, Jeisson Vargas et Alejandro Silva n’ont pas généré assez de mouvement sur les ailes pour déranger la défensive adverse.

Ensuite, malgré toute sa bonne volonté, Matteo Mancosu n’a pas su gêner les défenseurs de Dallas pour se donner de réelles chances.

Ce match a donc, par la bande, mis encore une fois en relief l’importance d’effectuer un travail de fond très minutieux lors du prochain marché estival.

L’Impact en a pour au moins deux fenêtres de transfert à bâtir son équipe pour qu’elle revienne aux nouveaux standards de la MLS.

Et pour que l’on voie une profondeur digne des meilleures formations, il faudra sans doute attendre une fenêtre de plus.

Le constat est peut-être brutal, mais ce qu’a révélé le match, c’est que cette équipe est dépourvue en termes de talent de sorte qu’elle ne peut pas en plus se battre contre la malchance et les décisions discutables de l’officiel. Il faut que les circonstances soient parfaites pour obtenir une victoire et elles le sont rarement dans le soccer professionnel.

On peut également se demander si Rod Fanni poursuivra son aventure montréalaise au-delà du 30 juin, date d’échéance de son contrat. Il y aurait de l’intérêt en France et peut-être aura-t-il envie de rentrer à la maison plutôt que de se coller à un projet dont il ne fera pas partie à moyen ou long terme.

Maintenir à flot

Pour se maintenir à flot, l’Impact va devoir redoubler d’efforts lors de ses deux prochains matchs qui seront disputés contre l’Orlando City SC, actuel détenteur de la sixième place dans l’Association Est, dernière qui donne accès aux séries éliminatoires.

Deux victoires replaceraient le Bleu-blanc-noir dans la course tout juste avant la fenêtre de transfert.

Pour ce faire, Rémi Garde devra s’assurer que la qualité tactique soit à son meilleur, ce qu’elle a généralement été lors des deux dernières rencontres hormis quelques petits passages plus compliqués à négocier.

Et la combativité devra être maintenue du début à la fin. C’est donc loin d’être gagné.