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Sarah Bélisle

Le temps des concessions

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La semaine de travaux bousculés par les manifestations et la casse appréhendée en marge du G7 a été le théâtre de concessions ayant permis de compléter l’étude de projets de loi chers au gouvernement.

Ils seront adoptés cette semaine, tout juste avant la fin de la législature. Ainsi, la Loi sur les normes du travail et la Loi sur l’encadrement des chiens dangereux, dont on a retiré l’interdiction de race, seront votées. Le ministre Carlos Leitao, lui, a reculé à contrecœur et a laissé tomber l’abolition de deux chambres de surveillance, lui qui voulait confier l’encadrement des services financiers à l’AMF. Sa pièce législative sera aussi adoptée, tout comme celle sur le cannabis, imposée par Ottawa.

Loi sur la capitale nationale

Philippe Couillard a aussi dû faire un accroc à la Loi sur la capitale nationale en rencontrant le président français Emmanuel Macron à Montréal. Mais le maire de Québec ne lui en a pas tenu rigueur, l’horaire serré du cousin étant à l’origine de ce déplacement.

Il ne reste plus que cinq jours et ce sera les vacances (?) avant le test électoral.


Jean-François Lisée, PQ

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Le chef péquiste a habilement exposé une contradiction du gouvernement Couillard dans sa réaction à l’imposition de tarifs douaniers contre l’acier et l’aluminium du Canada. La ministre Dominique Anglade avait d’abord affirmé qu’il ne fallait pas qu’Ottawa réplique avec une surtaxe sur des produits américains. Pourtant, c’est ce que le gouvernement Trudeau a fait. Et talonné par M. Lisée mardi, Philippe Couillard a admis qu’il « est clair que l’annonce d’une mesure de représailles est justifiée ».


Gabriel Nadeau-Dubois, QS

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Ténacité et efficacité. Le député solidaire a posé la même question pendant de longues minutes à la ministre Dominique Vien lors de l’étude de la nouvelle Loi sur les normes du travail afin de lui faire cracher le morceau. La loi est plutôt bonne dans l’ensemble, mais Nadeau-Dubois avait raison sur un point incongru. Les joueurs de hockey junior majeur auront avantage à quitter leurs études afin de profiter de meilleures conditions de travail. La ministre a feint de ne pas saisir la pertinence, mais a fini par admettre.


Pierre Paradis, indépendant

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Sévèrement blâmé par la commissaire à l’éthique parce qu’il a favorisé sa fille avec son allocation de logement, il a répliqué dans un communiqué en blâmant une ex-employée pour avoir porté plainte contre lui. Sur le fond, la commissaire a ouvert une boîte de Pandore, puisque plusieurs députés ont permis à des membres de leur famille de profiter de leur logis à Québec dans le passé. Mais l’attaque publique de l’ex-ministre contre son ex-bras droit, qui avait signalé des gestes inappropriés de sa part l’an dernier, ce n’est vraiment pas chic.