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Comment améliorer le spectacle?

L’édition 2018 du Grand Prix du Canada a marqué la fin d’une époque. D’ici à une dizaine de jours, la démolition des principaux bâtiments au circuit Gilles-Villeneuve, dont les garages et la tour de contrôle, sera amorcée pour faire place à la construction de nouvelles structures modernes et plus conviviales qui accueilleront l’an prochain le grand cirque de la F1.
Photo courtoisie Parc Jean-Drapeau L’édition 2018 du Grand Prix du Canada a marqué la fin d’une époque. D’ici à une dizaine de jours, la démolition des principaux bâtiments au circuit Gilles-Villeneuve, dont les garages et la tour de contrôle, sera amorcée pour faire place à la construction de nouvelles structures modernes et plus conviviales qui accueilleront l’an prochain le grand cirque de la F1.

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La F1 a toujours été considérée comme le summum de la course automobile.

Or, depuis quelques années, malgré certains changements, elle n’est plus « extrême » comme elle l’a déjà été. Comme elle devrait toujours l’être.

À Montréal, les spectateurs ont bien vu Max Verstappen se rapprocher de Valtteri Bottas, derrière Sebastian Vettel faisant cavalier seul, mais cette lutte pour la deuxième place n’a jamais eu lieu en fin de course.

Le Finlandais a admis après l’épreuve qu’il avait levé le pied pour ne pas risquer la panne d’essence.

Les pilotes ont pour la plupart déploré que les pneus aient surchauffé quand ils se portaient à l’attaque. Après un tour à la limite, il leur fallait encore une fois réduire la cadence pour éviter une dégradation trop prononcée des gommes.

Le truc, c’était de rouler un peu moins rapidement pour éviter de faire un arrêt supplémentaire au puits de ravitaillement. Mais est-ce vraiment ça la F1 ?

Dépassements prévisibles

Pourquoi ne pas éliminer le fameux dispositif DRS, qui doit en principe favoriser les dépassements ? Ce dispositif est un artifice. Ces dépassements sont déguisés et prévisibles.

En réalité, c’est l’aérodynamique des monoplaces qui est en cause.

La F1 a beau avoir adopté une nouvelle réglementation dans le but de permettre aux pilotes de se suivre de plus près et d’attaquer plus facilement, elle n’est pas viable.

Trois moteurs

En 2018, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) – oui il faut la montrer du doigt – a instauré dans son règlement sportif une clause selon laquelle chaque pilote est limité à trois exemplaires du moteur pendant la saison, sous peine de pénalité.

Chaque fois qu’un nouveau moteur sera installé, une fois la consigne non respectée, un pilote sera rétrogradé sur la grille de départ.

Cette disposition est contraire à l’ADN de la F1. On ne veut pas, évidemment, revenir à cette époque où, en qualifications, les moteurs de près de 1000 chevaux ne résistaient qu’à deux ou trois tours avant de casser, mais il y a un juste milieu.

Laissons ces restrictions à la Formule électrique.

La journée du vendredi est dénuée d’intérêt en F1. Les amateurs montréalais en ont eu la preuve au circuit Gilles-Villeneuve il y a quatre jours.

Deux courses par week-end

Des temps morts et une piste déserte pendant de longues minutes. Les pilotes sont restés beaucoup trop longtemps dans les puits de ravitaillement, surtout en matinée. Les spectateurs paient une fortune pour voir rouler les vedettes de la F1.

Notre solution ?

Pourquoi pas deux courses par week-end ? L’une le samedi, l’autre le dimanche. Cette formule est adoptée en F2, en GP3 et dans les autres classes inférieures. La F1 devrait suivre leur exemple.

Pour ajouter du piquant à l’opération, si on veut maintenir cette première journée d’activités à l’horaire de la compétition, on devrait ajouter une séance de qualifications le vendredi, en prévision de la première épreuve du lendemain.

Au point où on est rendu, pourquoi ne pas ramener la période de réchauffement d’une trentaine de minutes le dimanche matin comme c’était le cas à l’époque ?

Bon nombre d’amateurs n’assistent qu’au Grand Prix du dimanche. À l’heure actuelle, le seul moyen de voir les F1 en piste lors de la dernière journée, c’est pendant la course. On en veut davantage.