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Des réfugiés «débrouillards»!

palais de justice de Mtl
Photo Chantal Poirier Mohamed Ibrahim

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On apprenait vendredi qu’une famille de réfugiés bangladeshis, débarquée au Québec en 1999, a mis en place rapidement un système pour frauder l’aide sociale.

Pendant 12 ans, la famille, composée des parents et de trois fils, a reçu chaque mois plusieurs chèques en interchangeant leurs noms et leurs prénoms.

On estime la fraude à 236 000 $. Le père, Mohamed Ibrahim, a été condamné à des travaux communautaires et à une probation de trois ans. Ses trois fils connaîtront leur sentence en septembre et la mère a été acquittée.

Selon son avocat, Antonio Cabral, Mohammed Ibrahim, qui n’est pas citoyen canadien, risque un éventuel renvoi au Bangladesh. La famille a été arrêtée au moment où elle entamait des démarches pour obtenir la citoyenneté canadienne. Un fonctionnaire futé a découvert que différents noms étaient liés aux mêmes photos.

Discrétion délibérée

La plupart des journaux et des médias sont demeurés discrets sur ces fraudeurs réfugiés. Or, ces personnes que nous avons accueillies sont indignes de notre confiance.

Le danger de publiciser pareille nouvelle peut entraîner dans l’opinion publique des généralisations et son lot d’outrances.

Mais la majorité des réfugiés ne se comporte pas comme les Ibrahim. Ils sont respectueux de nos lois et éprouvent de la reconnaissance envers notre société.

Hélas ! certains défenseurs des droits de la personne sont tentés de taire ce genre de nouvelle, qui alimente un sentiment anti-réfugiés. Mais cacher ces réalités serait la pire des choses à faire.

Ceux-là mêmes qui revendiquent des avantages pour telle ou telle communauté culturelle souhaiteraient peut-être qu’on évite de nommer les criminels dont le nom indique leur origine ?

Bougon

Des cas comme celui de cette famille, apparemment bien au fait de notre système d’aide sociale, ce qui lui a permis de l’exploiter si longtemps, il y en a bien d’autres. Mais on trouve des Bougon chez les « de souche » également et qui profitent sans mauvaise conscience de l’aide sociale au détriment du bien commun et sur le dos des honnêtes contribuables.

Le cas de la famille Ibrahim est d’autant plus accablant que ces réfugiés semblaient connaître les failles du système, ce qui nous porte à croire qu’ils ont bénéficié si longtemps, la preuve en est faite, de revenus supplémentaires. Il est moralement inacceptable d’accorder la citoyenneté à ce genre de personne.

Je me rappelle les paroles prophétiques de mon ami Malek Chebel, décédé prématurément. Ce grand intellectuel algérien vivant en France a écrit de nombreux ouvrages sur les dérives de l’islam et sur la culture des pays arabes. « Le Canada est le paradis pour les islamistes fondamentalistes et pour nombre de réfugiés de la planète. Ils connaissent votre générosité, ils sont conseillés par de grands avocats qui leur expliquent comment utiliser les libertés découlant de votre Charte des droits. Vous êtes naïfs et votre naïveté finira par vous causer d’énormes problèmes d’intégration. »

En pratiquant la rectitude politique du multiculturalisme, on plonge la majorité silencieuse dans l’inquiétude et un sentiment d’injustice à son endroit. La porte à l’intolérance et au rejet de l’étranger s’entrouvre ainsi de plus en plus.