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À qui ce à ?

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Comme une lectrice, Louyse, plus tôt, Berthe S. aimerait bien que la préposition « à » cesse d’usurper la place de la préposition « de » dans les expressions comme « la tuque à ma sœur », « la chaloupe à mon frère ». La préposition « à » ne s’emploie pas entre deux noms. Ainsi, on dira : la gondole de mon oncle et l’excavateur de ma tante. Pour sa part, « à » s’utilisera devant un pronom. Exemple : Ce zigoto est-il un ami à vous ? Après un verbe, la préposition « à » exprime l’appartenance (ce lasso est à moi) ; l’attribution (j’ai donné mon chapeau à Suzanne) ; la destination (Élisabeth apportera sa flûte à bec à Beaulac-Garthby). On dira aussi circuler à tricycle, courir à petits pas, prendre quelqu’un à témoin... Et puis : Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, le rêve à ceux qui se couchent tard. Ce qui n’empêche personne de (et non à) faire les deux.