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La cycliste décédée venait de vendre son automobile

Elle était fière de dire qu’elle faisait attention à l’environnement, selon un proche

La cycliste décédée venait de vendre son automobile
PHOTO AGENCE QMI, SYLVAIN DENIS

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La cycliste happée mortellement par un poids lourd dans le quartier Rosemont lundi se rendait au travail en vélo comme tous les matins depuis qu’elle avait vendu sa voiture il y a quelques semaines, a témoigné un de ses proches collègues.

« Elle disait que la voiture, c’était terminé, qu’elle n’en avait plus besoin. Elle utilisait de plus en plus le transport en commun et, avec l’été, elle venait le plus souvent possible en vélo », a dit un de ses collègues, Raphaël Messier, la voix cassée.

Valérie Bertrand Desrochers, 30 ans, travaillait comme répartitrice chez Urgences-Santé depuis deux ans.

Elle était visiblement très appréciée par ses pairs, qui lui ont rendu un hommage senti sur les réseaux sociaux, entre autres. Amatrice de sports d’extérieur, la jeune femme portait une attention particulière à son entourage et à la planète, selon Raphaël Messier.

« Elle avait une certaine fierté écologique, de dire qu’elle faisait attention à l’environnement », explique celui qui est aussi répartiteur médical d’urgence.

Il décrit Valérie Bertrand Desrochers comme une « fonceuse » et « un bourreau de travail » qui menait des projets sur plusieurs fronts.

En plus de son travail chez Urgences-Santé, elle étudiait l’acupuncture et avait déjà complété une maîtrise en santé mentale.

Pas une casse-cou

C’est alors qu’elle se rendait au siège social de l’organisme, situé dans l’est de l’île, sur la rue Jarry, qu’un chauffeur d’un poids lourd qui tournait à droite l’aurait écrasée. Mais ses proches s’expliquent mal comment elle a pu se trouver dans sa trajectoire.

« C’était quelqu’un de vraiment responsable, qui respectait les règles », a confié sa cousine, Jacynthe Proulx.

« Ce n’était pas quelqu’un de casse-cou », estime M. Messier, soulignant que la jeune femme était sensibilisée par le grand nombre d’appels auxquels elle répondait concernant des accidents de la route.

L’atmosphère était au recueillement au siège social d’Urgences Santé mardi, ont raconté plusieurs employés au Journal.

Des dizaines de personnes sont venues porter des fleurs à l’endroit où Valérie Bertrand Desrochers, 30 ans, a été happée mortellement avant-hier alors qu’elle se rendait travailler en vélo au siège social d’Urgences Santé, où elle était répartitrice médicale.
PHOTO VINCENT LARIN
Des dizaines de personnes sont venues porter des fleurs à l’endroit où Valérie Bertrand Desrochers, 30 ans, a été happée mortellement avant-hier alors qu’elle se rendait travailler en vélo au siège social d’Urgences Santé, où elle était répartitrice médicale.

Coup dur

« Ça a eu un dur effet sur nos troupes [...] », a témoigné le porte-parole François Labelle, précisant que des ressources avaient été mises à la disposition des employés qui avaient besoin d’aide.

« Il y a de la frustration. On ne va pas refaire le monde, mais on a conscience que les pistes cyclables, c’est vraiment problématique. Ce ne sont pas deux bandes au sol qui vont vous protéger de quoi que ce soit », déplore M. Messier.

Mardi, des dizaines de personnes se sont présentées sur les lieux du drame pour déposer des fleurs. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances de l’accident, indique la police de Montréal.