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Intelligence artificielle et emplois: les Québécois plus curieux qu’inquiets

Intelligence artificielle et emplois: les Québécois plus curieux qu’inquiets
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Les Québécois sont plus curieux qu’inquiets face au déploiement de l’intelligence artificielle et de l’automatisation, selon une étude du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) dévoilée mardi.

Le sondage montre que 61 % des Québécois croient que l’intelligence artificielle (IA) transformera les tâches des travailleurs, et que 53 % croient qu’elle occasionnera de nombreuses pertes d’emploi.

Toutefois, la grande majorité des répondants ne nourrissent pas cette appréhension au sujet de leur situation personnelle: ils ne sont que 17 % à penser que l’IA pourrait leur faire perdre leur emploi et 26 % à être d'avis qu’elle aura des conséquences sur leurs tâches au travail.

Les ouvriers spécialisés et les travailleurs manuels sont les plus inquiets (27 %), devant les détenteurs d’un diplôme d'études secondaire (20 %), les détenteurs d'un diplôme d'études collégiales (19 %) et ceux dont le revenu familial annuel est inférieur à 80 000 $.

Cependant, la plupart des Québécois s’entendent pour dire que l’intelligence artificielle rendra les entreprises plus performantes.

Selon eux, les secteurs de la domotique, manufacturier, médical, des transports, de l’énergie, du commerce et de la distribution bénéficieront le plus de ces nouvelles technologies.

«Le développement de l’IA entraînera inévitablement la redéfinition ou la suppression de certains emplois, mais il en créera aussi de nouveaux», a affirmé Nathalie de Marcellis-Warin, coauteure de l’étude et présidente du CIRANO.

Parmi les pistes d’action pour mieux gérer les conséquences du développement de l’IA, les Québécois sondés suggèrent que le gouvernement accorde du financement aux entreprises pour qu’elles puissent former leurs employés aux nouvelles technologies. D’ailleurs, 60 % des Québécois se disent prêts à suivre une formation pour s’adapter à ces changements.

Le sondage a été mené entre le 5 et le 10 avril 2018, auprès de 1013 personnes.