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La normalité

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Faudra s’y habituer, l’Impact version 2018 n’est pas en mesure d’enchaîner deux bonnes performances de suite. Et les raisons sont assez simples : les Montréalais ont de la difficulté à marquer, mais sont on ne peut plus généreux en défense.

Samedi à Frisco, on savait que le match serait difficile. Le FC Dallas est l’une des meilleures équipes de la MLS et la météo offrait des conditions de jeu exécrables.

En temps normal, un bon résultat sur ce terrain aurait été un bonus pour le Bleu-blanc-noir. Avec deux ou trois victoires de plus à sa fiche, la troupe de Rémi Garde aurait pu aborder cette rencontre le cœur léger en envisageant qu’un match nul constituerait un cadeau pour la suite des choses.

Mais embourbé en 10e position dans l’Association de l’Est, l’Impact devait absolument gagner. En accordant deux buts dans les 20 premières minutes de jeu, il a lui-même saboté son match.

Bien sûr, si Matteo Mancosu avait marqué au lieu de toucher le poteau à la fin de la première mi-temps, la situation aurait pu être différente. Mais, comme le veut l’expression, avec des « si », on mettrait Paris en bouteille. Est-ce que la saison de l’Impact se résume à ce genre de spéculation ?

La gestion des conditions

Quand un entraîneur bâtit un plan de match, il considère plusieurs facteurs. Par moments, comme samedi, les conditions météorologiques entrent en ligne de compte.

Il existe plusieurs façons d’aborder ce genre de match. Par exemple, les joueurs peuvent ralentir le tempo au moment d’une rentrée de touche, d’un coup franc ou d’une blessure. L’idée est de prendre juste un peu plus de temps pour remettre le ballon en jeu, question de faire souffler ses coéquipiers.

D’un point de vue stratégique, l’équipe peut décider de ménager ses efforts en ne pressant pas l’adversaire trop haut sur le terrain. Il s’agit alors de le laisser venir à soi. Les lignes défensives s’installent un peu plus bas sur le terrain et mettent la pression quand l’adversaire arrive à sa hauteur.

Finalement, quand la chaleur est accablante, il faut s’assurer de rester compact en tant qu’équipe, de travailler en bloc. Quand tu joues de cette façon, il est possible de partager les efforts entre les joueurs et de gérer les habiletés de l’adversaire.

Face au FC Dallas, j’imagine que Rémi Garde a considéré la chaleur, mais ce n’était pas nécessairement évident en regardant le match. En termes de différence, on a tout de même pu voir que l’entraîneur a effectué des changements plus rapidement.

Changement de ton

En écoutant les commentaires de Garde après la rencontre, il semble avoir pris conscience de la sévérité de ceux qu’il avait exprimés au cours des matchs précédents.

Quand les choses ne fonctionnent pas et que tu n’as pas beaucoup de solutions, je ne crois pas que tu puisses mettre le pied sur la gorge des joueurs comme il l’a fait. J’ai l’impression qu’il a réalisé cet état des faits et que ses commentaires sont en ce sens devenus un peu plus positifs. Ils semblent protéger un peu plus ses joueurs réalisant qu’il aura besoin d’eux jusqu’à la fin de la saison ou du moins jusqu’à la prochaine fenêtre des transferts.

Ce changement d’approche était nécessaire. Ça n’empêche pas de penser qu’il croit encore ce qu’il nous a dit en rapport avec la qualité et aux ressources de ce groupe. Mais par moments, la vérité n’est pas toujours bonne à dire.

Coupe du monde

Demain, la FIFA révèlera quel pays sera choisi pour accueillir la Coupe du monde 2026. L’Association de soccer du Canada a réussi un bon coup en réussissant à présenter une candidature commune avec les États-Unis et le Mexique.

Pour le soccer canadien, ce pourrait être une date cruciale. Et d’un point de vue montréalais, ce serait l’occasion de participer à une des plus grandes fêtes de la planète.

Une seule autre candidature a été présentée à l’organisme qui gère le soccer mondial, celle du Maroc. Comme il a déjà essuyé des refus auparavant et que le principe d’alternance pourrait s’appliquer quand les officiels voteront, le Maroc fait figure de favori.

Mais les États-Unis et le Mexique ont l’expertise pour avoir déjà présenté la compétition, deux fois plutôt qu’une pour le pays d’Enrique Pena Nieto.

Au final, c’est la variable économique qui fera pencher la balance. Quels profits peut tirer la FIFA des deux candidatures ? Espérons que les scandales, d’habitude de nature pécuniaire, n’entacheront pas le résultat du vote et ce, des deux côtés.