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Mile-End: le combat perpétuel du Champ des Possibles

La coordonnatrice du développement des Amis du Champ des Possibles, Caroline Magar, dans cette friche du Mile-End, située au sud de la voie ferrée du Canadien Pacifique, entre les rues de Gaspé et Henri-Julien, à Montréal.
NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI La coordonnatrice du développement des Amis du Champ des Possibles, Caroline Magar, dans cette friche du Mile-End, située au sud de la voie ferrée du Canadien Pacifique, entre les rues de Gaspé et Henri-Julien, à Montréal.

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Les animaux et végétaux foisonnent dans le Champ des Possibles, petit havre de paix du quartier Mile-End, grâce à la bataille perpétuelle d’un groupe de citoyens qui voient à sa protection, alors qu’il se trouve en zone grise.

C’est en 2013 que l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal reconnaissait la friche située au sud de la voie ferrée du Canadien Pacifique, entre les rues de Gaspé et Henri-Julien, comme un espace naturel protégé.

Depuis, l’organisme les Amis du Champ des Possibles assure l’organisation des lieux.

«Ici, on observe la nature, on l’écoute, elle nous détend, elle nous fait du bien, a fait savoir la coordonnatrice du développement des Amis du Champ des Possibles, Caroline Magar. Ça a toujours été un peu comme un sanctuaire. C’est un endroit de pause dans la ville.»

Zone grise

La contamination du sol, causé par la vocation industrielle passée du lieu, est le défi majeur auquel fait face l’organisme.

«Légalement, le ministère de l’Environnement aurait les moyens et le pouvoir de dire ‘’vous n’avez pas le droit d’être ici’’, donc on est dans une belle zone grise. On s’est fait donner un site, on se l’est fait changer de zonage en parc sans qu’il ait été réhabilité et maintenant, on en est co-gestionnaires, mais le site n’est pas réhabilité», résume-t-elle.

La mise sur pied d’un plan de réhabilitation est présentement en cours, mais pour les Amis du Champ des Possibles, la décontamination par excavation n’est pas une option, puisqu’il s’agit d’un procédé néfaste pour la nature.

Des faucons émerillons ont trouvé refuge au Champ des Possibles, une friche du Mile-End située au sud de la voie ferrée du Canadien Pacifique, entre les rues de Gaspé et Henri-Julien, à Montréal.
PHOTO NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI
NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI
Des faucons émerillons ont trouvé refuge au Champ des Possibles, une friche du Mile-End située au sud de la voie ferrée du Canadien Pacifique, entre les rues de Gaspé et Henri-Julien, à Montréal. PHOTO NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI

«Oui, il y a l’enjeu spécifique de la contamination, mais nous le site, on le voit moins comme un site contaminé à décontaminer. On le voit comme un parc, un lieu de rencontre, un poumon », a expliqué Mme Magar, en ajoutant que 400 espèces constituent la riche biodiversité de la friche.

Leur lutte, dit-elle, aurait le potentiel de marquer un tournant dans la manière de gérer les terrains contaminés au Québec en les «pensant autrement».

Activités

En attendant de sortir de cette zone grise, les Amis du Champ des Possibles font l’effort d’entretenir et de comprendre le site, notamment en faisant l’inventaire des espèces présentes.

Ils organisent aussi des activités sporadiques, comme des soirées de dessin botanique, mais leur situation délicate leur empêche d’inviter directement des citoyens dans la friche.

 

Pour en apprendre plus sur la mission des Amis du Champ des Possibles, visitez leur page Facebook.