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Un groupe de travail du gouvernement Couillard juge sévèrement le projet-pilote d’Uber

Un groupe de travail du gouvernement Couillard juge sévèrement le projet-pilote d’Uber
Photo d'archives

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Le groupe de travail sur l’économie collaborative (GTEC), créé par la ministre de l’Économie du Québec Dominique Anglade en février dernier, juge sévèrement le projet-pilote d’Uber mis en place par le gouvernement Couillard.

En effet, le groupe dirigé par Guillaume Lavoie considère que la formation obligatoire des chauffeurs avant leur première course a des «effets pervers» sur le succès de ce type d’économie, parce que «la capacité d’entrer sur la plateforme facilement et rapidement est au cœur du modèle».

«Cette [formation] se justifie difficilement, considérant que la conduite d’un véhicule de tourisme (une voiture standard) est déjà soumise à une obligation de formation préalable», écrit le GTEC dans son rapport publié mardi.

De plus, les barrières à l’entrée encouragent le monopole d’Uber, précise le GTEC. Ces règles strictes n’incitent pas les concurrents d’Uber à s’installer au Québec.

«Les conditions actuelles du cadre légal du covoiturage commercial nuisent à la concurrence dans l’industrie et offrent un monopole de facto à une entreprise, en l’occurrence Uber», explique le rapport.

Le GTEC reconnaît que le projet-pilote «n’est pas une réussite», mais précise également «qu’il n’a pas à devenir un échec».

Depuis l’automne dernier, le projet-pilote qui encadre les activités de la multinationale Uber oblige les chauffeurs à suivre une formation de 35 heures. L’entreprise avait menacé de quitter le Québec, avant de changer d’idée.