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Une lutte sans merci entre Saint-Constant et son ancien maire

Le maire de Saint-Constant, Jean-Claude Boyer.
Photo Courtoisie Le maire de Saint-Constant, Jean-Claude Boyer.

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SAINT-CONSTANT | Le maire de Saint-Constant, Jean-Claude Boyer, et les élus de la municipalité de la Rive-Sud n’ont pas l’intention de rembourser près de 130 000 $ en frais d’avocats à l’ex-maire Gilles Pepin.

Le conseil municipal de cette municipalité de la Montérégie a annoncé mardi soir, dans le cadre de son assemblée, qu’il porte l’affaire devant la Cour d’appel.

Le 23 mai dernier, l’ex-maire Pepin avait obtenu gain de cause contre Saint-Constant qui devra lui rembourser près de 130 000 $ en frais d'avocat dépensés pour assurer sa défense lors du procès criminel à son encontre qui a abruptement pris fin, en 2015, après l'abandon des accusations.

Après le retrait des accusations de fraude, d'abus de confiance et de complot dans une affaire alléguée de vente de terrains, de construction d'une bibliothèque et de financement politique, Gilles Pepin avait entrepris un recours judiciaire contre la Ville de Saint-Constant, qui avait refuser de payer ses frais d'avocat.

Dans sa décision, le juge Kirkland Casgrain écrit que «M. Pepin n'a pas mérité le traitement qu'on lui a fait subir».

«Avec égards, il nous semble qu'avant de continuer à dépenser l'argent des contribuables de la Ville de Saint-Constant, le conseil de ville devrait songer à hisser le drapeau blanc», avait écrit le magistrat.

Mais l’actuel maire de Saint-Constant, Jean-Claude Boyer, n’entend pas en rester là.

« Les citoyennes et citoyens n’ont pas à payer les frais d’avocats pour la défense de l’ancien maire Gilles Pepin concernant les accusations criminelles portées contre lui par le ministère de la Justice, qu’il soit coupable ou innocent. Ces accusations ne relèvent en rien des fonctions légitimes d’un élu », a-t-il affirmé.

Le maire estime que la jurisprudence récente donne raison à sa municipalité. Il donne en exemple le cas de l’ex-mairesse de Boisbriand, Syvie St-Jean, qui n’avait pu obtenir le remboursement de ses frais d’avocats par les contribuables.