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Une saisie de fusils AK47 jamais vue au Canada

Ils auraient pu causer de « sérieux problèmes » aux policiers

Les fusils automatiques AK47 que vendait Anatoliy Vdovin sur internet à partir de son appartement de Montréal permettaient de tirer 600 coups à la minute. Ils auraient pu causer de sérieux problèmes à la police s’ils avaient inondé le marché.
Photo courtoisie Les fusils automatiques AK47 que vendait Anatoliy Vdovin sur internet à partir de son appartement de Montréal permettaient de tirer 600 coups à la minute. Ils auraient pu causer de sérieux problèmes à la police s’ils avaient inondé le marché.

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La saisie à Montréal de près de 1000 carcasses de fusils d’assaut AK47 représente du jamais-vu dans l’histoire du Canada, a témoigné mardi un détective dans la cause d’un trafiquant d’armes qui risque maintenant une longue peine de prison.

« C’est une arme à feu qu’on voit dans tous les films, elle est utilisée dans des attentats ou par le crime organisé... Je peux juste imaginer la destruction qu’elles auraient pu causer », a témoigné le sergent-détective Éric McKay, mardi au palais de justice de Montréal.

Le trafiquant vendait aussi des chargeurs.
Photo courtoisie
Le trafiquant vendait aussi des chargeurs.

L’expert était questionné quant au dossier d’Anatoliy Vdovin, un Montréalais de 48 ans coupable de trafic d’armes qu’il vendait sur internet.

Et son arsenal avait de quoi inquiéter les policiers. En plus des centaines de carcasses, soit la pièce maîtresse pour fabriquer les fusils capables de tirer 600 coups à la minute, il vendait aussi des chargeurs haute capacité et des silencieux.

Aucune pièce ne comportait de numéro de série permettant de les retracer.

« Si ça avait inondé le marché, on aurait eu un sérieux problème », a expliqué le sergent-détective McKay.

Des silencieux « conçus pour tuer des policiers ».
Photo courtoisie
Des silencieux « conçus pour tuer des policiers ».

Vente en ligne

Vdovin, qui clame n’avoir rien fait d’illégal, avait été piégé par un agent double américain à qui il avait vendu des carcasses d’arme par internet. Et des courriels déposés en preuve mardi démontrent que le trafiquant ne se souciait guère de la personnalité des gens auxquels il vendait ses AK47.

« Dans des courriels, il disait qu’il vendait à n’importe qui, sans demander de nom, de numéro de téléphone ou d’adresse », a expliqué l’enquêteur David Paradis à la cour, mardi.

Anatoliy Vdovin, Coupable
Photo courtoisie
Anatoliy Vdovin, Coupable

Comme argument de vente, Vdovin affirmait que ses armes étaient « conçues pour tuer des policiers ».

« La guerre est arrivée », mentionnait aussi le trafiquant.

Vdovin fait face à au moins trois ans de pénitencier, mais le procureur de la Couronne, Éric Poudrier, pourrait demander une peine beaucoup plus longue. L’accusé, de son côté, n’a pas encore annoncé quelle sentence il réclamera.

Dans un élan de colère, il a d’ailleurs congédié son avocat, mardi, tout en lui déversant un torrent d’insultes en pleine salle d’audience. Il reviendra à la cour la semaine prochaine, pour la suite des plaidoiries sur la peine à lui imposer.