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Battu, poignardé et transformé en torche humaine: une deuxième chance pour Michael Fitzgerald

Une école offre une formation à celui laissé pour mort

Michael Fitzgerald
Photo collaboration spéciale Geneviève Quessy Michael Fitzgerald devant une pelle mécanique chez Formation Nord Sud, à Mirabel.

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Un homme de 22 ans, poignardé, brûlé, battu avec une barre de fer et laissé pour mort en 2015 entend profiter de son retour à l’école pour se construire une vie.

Michael Fitzgerald est vraiment heureux depuis une semaine de pouvoir suivre une formation de conducteur de machinerie lourde grâce à la générosité de l’école de Formation Nord Sud de Mirabel.

Il y a trois ans, deux de ses prétendus amis sont entrés chez lui à Rawdon et l’ont violemment battu avant de le transformer en torche humaine.

Michael Fitzgerald a été brûlé sur plus de 45 % de son corps en plus d’avoir été poignardé.
Photo d'archives, Frédérique Giguère
Michael Fitzgerald a été brûlé sur plus de 45 % de son corps en plus d’avoir été poignardé.

« Je me sentais dépressif. Je ne voyais pas comment j’allais me sortir de tous ces problèmes », a raconté M. Fitzgerald, mercredi.

Comble de malheur, l’Indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC) a refusé de le dédommager après sa sortie du coma. Il a donc dû se débrouiller financièrement.

Formation

Le mois dernier, Michael Fitzgerald a participé à l’émission La Parole aux victimes sur les ondes de TVA.

Il avait alors raconté qu’il aimerait pouvoir se trouver un emploi, malgré ses limitations, et que devenir conducteur de machinerie lourde était le rêve de sa vie.

En entendant son histoire, la propriétaire de l’école Formation Nord Sud, qui souhaite garder l’anonymat, lui a offert une formation de 25 000 $.

Pierre Yergeau, directeur de l’école, a demandé à son équipe ce qu’ils pensaient de l’idée d’offrir la formation gratuitement à Michael.

« Tout le monde est devenu émotif. Ils m’ont dit qu’ils allaient tous participer, qu’on allait lui donner ça tous ensemble. »

Un rêve

Pour Michael, c’était comme si on lui offrait sa place au soleil.

« J’ai toujours rêvé de faire ce métier. J’étais petit gars et je voyais mes parents qui travaillaient à la Ville de Montréal et conduisaient des machines comme ça. C’est ça que je me voyais faire. »

Pour celui qui s’est fait trahir par son meilleur ami, qui a tenté de le tuer, c’est aussi une façon de reprendre confiance en l’humanité.

« Ça me touche beaucoup de sentir tous les gens qui sont là pour m’aider et je veux les remercier. Comme tout le monde, j’aimerais ça me faire une vie, avoir une blonde, une maison, une auto. Ça me permet de croire que je vais y arriver. »