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Changements climatiques: il parcourt 1600 km à vélo pour constater l’érosion

Martin Laroche à la fin de la première étape de son périple à vélo cette semaine, à Pleasant Point Park, à Halifax.
Photo courtoisie Martin Laroche Martin Laroche à la fin de la première étape de son périple à vélo cette semaine, à Pleasant Point Park, à Halifax.

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RIMOUSKI | Un scientifique qui fera sa thèse de doctorat sur l’impact des changements climatiques en zone côtière parcourt 1600 kilomètres à vélo pour rencontrer les riverains qui en subissent les contrecoups et pour constater les enjeux de ses propres yeux.

Martin Laroche a quitté Rimouski le 29 mai avec son vélo et sa remorque contenant quelques effets personnels en direction de Saint-Jean, Terre-Neuve. Il emprunte les chemins côtiers, car la thèse de doctorat qu’il préparera à l’Université du Québec à Rimouski aura pour sujet l’impact des changements climatiques sur les résidents en zone côtière. 

«À vélo, c’est une belle façon de faire beaucoup de kilomètres, mais avec un moyen de transport qui est lent. On n’est pas dans la “bulle” de la voiture. Ma présence pique la curiosité et ça permet d’entamer la conversation», dit Martin Laroche, originaire de Trois-Rivières.

Sur son chemin, il voit les nombreuses digues installées par des riverains pour préserver leur terrain. À Saint-Louis-de-Kent, une famille lui a confié avoir vu le relief côtier changer au fil des dernières années.

«Ils ont vu l'une de leurs plages subir une transformation majeure, suite à une catastrophe naturelle. On sent une préoccupation générale, sur le terrain, au sujet du climat et des changements», dit le chercheur.

De ses propres yeux

Lorsque Le Journal l’a joint, Martin Laroche était en pause à Halifax, où se tient une rencontre annuelle sur l’impact des changements climatiques en zone côtière. Il pédalera ensuite vers un autre congrès à Saint-Jean, Terre-Neuve, tout en continuant d'observer de ses propres yeux l’état de la situation.

«Le but est de m’imprégner de la réalité, de voir la géographie du terrain et de tâter le pouls des résidents. C’est d’arriver lors du début de ma thèse, en septembre, et que le sujet ne soit pas issu de mon imagination ou de l’idée que je m’en suis fait», dit-il.

Plutôt en bonne forme physique, Martin Laroche dit ne pas avoir fait énormément de vélo avant d’entamer son périple de Rimouski à Saint-Jean. Il roule parfois 100 kilomètres par jour en faisant quelques pauses. Cela représente plus ou moins 20 jours de vélo. Pour la nuit, il s’invite chez des résidents qui acceptent qu’il installe sa tente sur leur terrain ou s’arrête selon un circuit qui s’adresse aux cyclistes faisant des randonnées similaires, le «Warmshowers».

Sa thèse traitera de Saint-André-de-Kamouraska pour aborder la question de la préparation des municipalités aux catastrophes naturelles en zone côtière.