/news/health
Navigation

De nombreux cancers colorectaux diagnostiqués trop tard

Coup d'oeil sur cet article

TORONTO – Au Canada, près 50 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués une fois qu’ils se sont propagés, malgré l'existence de programmes de dépistage, c’est ce que révèle un rapport de la Société canadienne du cancer (SCC), publié mercredi.

Selon les estimations, 26 8000 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer colorectal en 2017, et 9400 personnes sont mortes de cette maladie.

Le rapport de la SCC montre qu’au moment du diagnostic, environ 29 % de cancers colorectaux sont de stade 3, et 20 % de stade 4.

Lorsqu’il est détecté au stade 4, le taux de survie après cinq ans est inférieur à 15 %, alors qu’il est de 90 % lorsqu’il est diagnostiqué au stade 1.

«Ce qui est troublant, c'est que les taux de participation aux programmes de dépistage du cancer colorectal sont bas», déplore André Beaulieu, porte-parole de la SCC.

Les taux de participation aux programmes de dépistage du cancer colorectal varient d’une province et d’un territoire à l’autre au Canada, mais selon les plus récentes données disponibles, aucun n’atteint la cible d’au moins 60 %.

«Le dépistage peut non seulement augmenter les chances de survie grâce à un diagnostic précoce, au moment où le cancer colorectal est le plus facile à traiter, mais permet aussi de détecter des excroissances précancéreuses et de les enlever avant qu'elles se transforment en cancer», a-t-il ajouté.

La SCC encourage les Canadiens à discuter avec leurs médecins des différentes options de dépistage et conseille aux personnes de 50 à 74 ans non exposés à un risque élevé de cancer colorectal de se faire dépister tous les deux ans.

Aussi, pour prévenir ce cancer, il est important de connaître les facteurs de risque qui comprennent notamment une mauvaise alimentation, l'inactivité physique ou encore le tabagisme sont des facteurs de risque.