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Père

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Nous sommes à quelques jours de la fête des Pères. Déjà la troisième édition pour moi et, cette année, on ajoute un autre enfant dans l’équation. Je vais être honnête, pendant longtemps j’ai cru que je n’allais jamais célébrer cette fête. D’un côté, mes problèmes de santé auraient pu m’empêcher de me reproduire et de l’autre je n’ai pas toujours eu un style de vie qui laissait présager que j’allais un jour avoir des enfants.

J’ai vieilli, mûri, trouvé la bonne fille et me voilà aujourd’hui à 33 ans papa de deux petits miracles. J’ai souvent parlé du rôle de père dans mes chroniques. Parce que ça me fascine, parce que ça m’inspire, parce que je n’en reviens pas.

Tous les jours, je suis subjugué par l’amour que j’ai pour ces deux petits êtres. Je suis complètement sans mot, sans son, sans façon de décrire la fierté qui inonde mon âme à chaque fois que je pose mon regard sur eux.

Je suis surtout de plus en plus conscient du privilège que représente le fait d’être père. Il en est de même pour la mère, bien sûr, mais différemment je crois. Ayant créé et porté cette vie dans votre corps pendant 9 mois, cela fait de vous la créatrice de ce miracle. Alors que nous, les pères, nous sommes là, à côté de vous, à vous aider du mieux que nous le pouvons. Par la suite, malgré notre mince contribution, vous nous donnez le droit, et l’honneur de porter fièrement le rôle de père.

C’est sûrement pour ça que je prends la fête des Pères avec, oui, joie et orgueil, mais aussi et surtout avec beaucoup d’humilité. D’avoir contribué à la création de deux nouveaux êtres humains ne fait pas de moi quelqu’un de formidable, il en fait de moi quelqu’un de privilégié.

De pouvoir leur parler, les faire rire, jouer avec eux, leur apprendre quelques trucs et sécher quelques larmes, c'est ça pour moi la fête des Pères. Ma fête des Pères, c’est de petites minutes parsemées un peu partout dans chaque journée. Quand je prends ma fille pour danser avec elle ou que je joue à la cachette avec mon garçon. Quand je berce ma fille et prépare le grilled-cheese de mon garçon.

Je comprends très bien le sens et le respecte parfaitement. Mais je ne veux pas la prendre comme une journée où on me félicite des tâches de père que j’ai accompli, mais plutôt une journée où je me rappelle de la chance que j’ai de partager ma vie avec des gens que j’aime inconditionnellement.

C’est probablement comme ça qu’il faut voir cette fête. Une journée pour me rappeler que ma vie est maintenant remplie d’une façon que je savais même pas possible. Une fête qui n’existait pas dans ma vie d’avant, une vie sans ce privilège d’être appelé papa!