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Tordeuse des bourgeons de l’épinette: des avions qui dérangent à Rimouski

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Les avions qui décollent très tôt le matin à Rimouski pour épandre un insecticide afin de combattre la tordeuse des bourgeons de l’épinette dérangent certains résidents à proximité de l’aéroport.

Cette année, la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) compte protéger 342 000 hectares, c'est 107 000 hectares de plus que l’an dernier. Les opérations se concentrent dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de l’Abitibi-Témiscamingue.

Ces opérations qui se déroulent tôt le matin et en soirée incommodent certains résidents vivants à proximité de l'aéroport de Rimouski en raison du bruit que font les appareils. Les avions doivent décoller à ces deux moments de la journée, car les pulvérisations doivent avoir lieu lorsque les vents sont plus faibles pour être efficaces. Le soleil est également un facteur à considérer pour éviter que l’insecticide biologique ne s’évapore.

«Si on arrose dans la journée, le soleil réchauffe l’air et va créer des courants thermiques ascendants. Quand on va arroser, le produit ne descendra pas, mais va flotter dans les airs et s’en aller un peu partout dans l’environnement. On veut éviter cela et faire une bonne protection sur le feuillage. C’est donc bien important d’arroser quand il n’y a pas de vents, et c’est le matin très tôt et le soir après le souper», explique Nicolas Girard, directeur des opérations de la SOPFIM.

Certains résidents trouvent que les avions utilisés pour ces opérations sont plus bruyants que d’autres appareils décollant de l’aéroport. Cela s’explique par le fait que les avions utilisés ont seulement trois pales sur l’hélice qui doit tourner plus vite au décollage.

Les opérations devraient se poursuivre pour encore une semaine dans le secteur de Rimouski si la météo est clémente, puisque la moitié de l'arrosage a été effectué.

Depuis 30 ans le seul insecticide utilisé est le BTK, homologué par Santé Canada. L’an dernier, l’insecte a touché 7,2 millions d’hectares de la forêt québécoise.