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Une armée pour nourrir les chefs d’État au G7

Près de 200 personnes s’activaient dans les cuisines pour préparer un menu 100% Charlevoix

Le chef Pierre-Laurence Valton-Simard, deuxième en bas à droite, et son équipe de sept sous-chefs.
Photo courtoisie Le chef Pierre-Laurence Valton-Simard, deuxième en bas à droite, et son équipe de sept sous-chefs.

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Donald Trump, Justin Trudeau, Emmanuel Macron et les autres chefs d’État présents dans Charlevoix le weekend dernier ont mangé des plats complètement inspirés de la région et préparés par une armée de près de 200 personnes en cuisine.

Le chef du Manoir Richelieu Pierre-Laurence Valton-Simard peine encore à croire qu’il a cuisiné pour les sept chefs d’État du G7 ainsi que leur garde rapproché. Fébrile de recevoir de l’aussi grande visite, le chef parle d’une expérience «magique».

Le chef Pierre-Laurence Valton-Simard, deuxième en bas à droite, et son équipe de sept sous-chefs.
Photo courtoisie

«Tout a été comme sur des roulettes, c’est un peu irréel», raconte M. Valton-Simard, qui se remet tranquillement des émotions qu’il a vécu au cours des mois de travail qui ont culminé lors des services du midi et de la soirée de vendredi.

Une véritable armée

Pour arriver à servir les politiciens et les imposantes délégations qui les accompagnaient, le chef du Manoir Richelieu a dû passablement agrandir son équipe et utiliser ses cuisines à pleine capacité.

«C’était beaucoup de demande au niveau des installations, encore plus avec la sécurité», raconte M. Valton-Simard, nommé au manoir en juillet 2017.

Au total, en plus du chef exécutif, 7 sous-chefs, quelque 130 cuisiniers et une quarantaine de plongeurs se sont démenés pour nourrir l’importante délégation internationale.

Convives rassasiés

Les dignitaires et leurs équipes ont dégusté deux menus fortement influencés par Charlevoix et la boréalie québécoise. Omble chevalier, sarrasin, thé du labrador, sapin baumier, cèdre, camerises, canard de Charlevoix, les convives ont effectué un véritable périple culinaire québécois.

Et ces derniers semblent avoir apprécié selon le chef Valton-Simard. Plusieurs membres des délégations photographiaient les assiettes à la sortie des cuisines et les sept politiciens ont réservé de chaleureux remerciements aux membres de l’équipe du chef.

«On nous a dit que c’était exceptionnel. Et on a eu la chance d’avoir des applaudissements des chefs d’État, donc c’était extrêmement chaleureux. Ça a fait très chaud au cœur», raconte Pierre-Laurence Valton Simard.

Menu du vendredi midi

  • Escabèche d’omble chevalier au thé du Labrador, salade de sarrasin, pomme rouge, rhubarbe, spirale de sapin baumier
  • Filet de veau, sauce foyot, cromesquis d’orgetto au fromage Hercule 24 mois et fleurs de capucine
  • Boule de neige au cèdre, camerises, crème anglaise infusée au safran nordique

Menu du vendredi soir

  • Canard de La Ferme Basque de Charlevoix dans tous ses états, croustille de pain noir et sorbet à l’amélanchier
  • Champignons de Charlevoix, fricassée d’épeautre, mousse de caribou et croque de fromage le Migneron
  • Pré et marée : Filet de bœuf Galloway, queue de homard canadien à l’estragon, sauce américaine, asperges grillées et pommes de terre tricolores

Feuilles d’érable sur pain doré, glace au babeurre et framboise.

Incroyable carte de visite

Pour le Manoir Richelieu, le passage des sept chefs d’État laisse une carte de visite qui n’a pas de prix. Selon les échos obtenus par leurs délégations respectives, les dirigeants ramènent un souvenir très positif de leur court séjour dans Charlevoix.

«On nous a dit qu’ils étaient très contents d’être là et de découvrir un endroit comme celui-ci. Ils ont beaucoup aimé la vue qu’ils ont eu du golf, c’était visible dans leur visage. Ils ont apprécié l’ampleur du paysage et du fleuve», confie la directrice ventes et marketing de l’établissement Caroline Ouellette.

Le manoir espère maintenant des retombées de cette année très chargée en préparation. Selon Mme Ouellette, l’hôtel ressort de cette expérience «plus connu, avec une renommée qui dépasse les frontières».