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Des histoires de gazon et... d’herbe

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SHAWINIGAN | C’est extraordinaire ! Ça veut dire que je verrai un match de la Coupe du monde à Montréal avant une parade de la coupe Stanley. Parce que 2026, c’est tout juste après-demain. Ça vient trop vite pour les dépisteurs de Trevor Timmins.

Une Coupe du monde, c’est déjà 10 milliards de dollars de revenus. C’est les revenus des Jeux olympiques d’été plus ceux d’hiver. Ensemble.

En 2026, avec 80 matchs et 48 pays, ça va être l’orgie de dollars. Et quelques-uns vont tomber sur Montréal.

Cette participation du Canada à la Coupe du monde est née le 1er mars 2010 à Vancouver au Il Giardino. Ce soir-là, Victor Montagliani, alors vice-président de la fédération canadienne de soccer et Peter Montopoli qui allait devenir son vice-président, mangeaient avec leur mentor Walter Sieber.

Sieber allait souvent à Vancouver parce qu’il œuvrait au sein du comité olympique pour les Jeux olympiques. Mais Sieber, qui comme Dieu n’a jamais eu de commencement et qui en 2020 sera à Tokyo comme consultant spécial pour le tournoi olympique de soccer, avait une idée en tête.

Il a raconté à ses amis comment le Canada avait été candidat pour la Coupe du monde de 1986 en ne récoltant qu’un vote : « Mais les circonstances me laissaient penser qu’il était temps de revenir avec un projet pour 2026 », racontait-il hier après que M. Montagliani, devenu un membre influent de la FIFA, ait fait allusion à ce dîner de Vancouver.

LE GAZON DU JARDIN BOTANIQUE

Il y a encore de nombreux obstacles à surmonter avant d’aller couvrir un match au Stade olympique. Mais il y a des éléments de solution ailleurs qu’à Montréal.

Par exemple, Sieber revient justement de Sapporo au Japon où les matchs olympiques seront disputés dans un stade couvert : « La FIFA a accepté la proposition des Japonais. Ils vont installer un gazon naturel qui va durer le temps des matchs.

D’ailleurs, à Montréal pour 1986, Pierre Bourque, l’ancien maire de Montréal qui était alors directeur du Jardin botanique, avait garanti à la FIFA que si on lui donnait deux ou trois ans, il pourrait préparer un gazon qu’on installerait par palettes au Stade pour la durée du tournoi », d’expliquer Sieber.

D’ailleurs, le gazon des stades en Russie en 2018 n’est pas complètement naturel.

Il contient 5 p. cent de fibres synthétiques qui garantissent qu’il restera vert en cas de sécheresse et qu’il aidera la tourbe à résister au piétinement des joueurs.

Par ailleurs, si on rénove le toit du stade avec un mécanisme rétractable, le problème du gazon sera moins coûteux.

Vous savez qu’on a payé le Stade olympique avec les taxes versées par les fumeurs de tabac. On pourra toujours payer le gazon du stade avec les taxes des fumeurs d’herbe...

On s’en fout, on veut la coupe. Panem et circenses.