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Le gala de la fierté

Conférence Kean vs Braidwood
Photo d'archives, Andréanne Lemire Roger Lavergne
Directeur général des Cataractes de Shawinigan

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SHAWINIGAN | Roger Lavergne était visiblement ému. Claude Vallée aussi. Deux des dirigeants des Cataractes de Shawinigan qui sont impliqués jusqu’à l’âme dans le gala de boxe de samedi au Centre Gervais.

Ils ont réussi à convaincre Camille Estephan de les laisser organiser un grand « tailgate party » samedi après-midi. Pour que les gens de Shawinigan profitent à plein de cette aventure débile. Présenter le combat de poids lourds le plus attendu au pays depuis des années. Peut-être des décennies. Adam Braidwood, un géant de Victoria, en Colombie-Britannique, contre Simon Kean, un géant de la Mauricie.

À Shawinigan.

Encore plus, Estephan prévoyait présenter neuf ou dix combats. Deux de ses boxeurs se sont blessés et le gala va compter finalement sept combats. On aurait pu s’attendre à ce que ça chiale un peu. Pantoute.

« Nous autres, le monde de Shawinigan, on est contents. Y a des fois que je trouvais que les combats s’enchaînaient trop vite dans certaines soirées d’Eye of the Tiger Management, on n’avait pas le temps de les savourer, de se parler, de comparer nos opinions. Avec sept combats, c’est parfait. On va avoir le temps de jaser, d’être chaleureux et d’être ce qu’on est, du bon monde accueillant », de dire Roger Lavergne.

LA VISIBILITÉ DE SHAWINIGAN

À vrai dire, les leaders de Shawinigan n’en reviennent pas de la visibilité obtenue par la charmante petite ville depuis quelques mois. Faut le dire, Shawinigan était célèbre pour Jean Chrétien... et ses fermetures d’usines.

Les deux combats de Simon Kean auront permis de découvrir via la télévision et les journaux une charmante ville aux rues aérées et aux noms rappelant les avenues et les rues de New York. Broadway, la 5e, la 4e, ces rues rappellent l’histoire de Shawinigan, dont le plan d’urbanisme a été préparé par des architectes américains à la fin des années 1940 en suivant le plan de... New York.

C’est qu’on prévoyait qu’avec l’hydro-électricité et le papier, Shawinigan deviendrait une grande ville peuplée de bons Américains. Puis, la nationalisation de l’électricité est arrivée en 1962 et ce fut la fin des rêves de grandeur.

Mais la ville s’est donné une autre vocation. Les places publiques sont magnifiques, bordées de cafés et de restaurants. Les parcs sont nombreux et en cinq minutes, on laisse la ville pour plonger dans une nature verdoyante et vigoureuse. C’est impressionnant.

Et les hommes et femmes d’affaires ont donné un grand coup de barre dans l’économie de Shawi pour l’accrocher aux business de 2020.

Je n’avais jamais mis les pieds à Shawinigan avant février dernier. Juste avant de partir pour Pyeongchang.

Hier, devant le café Morgane, je regardais les condos au troisième étage.

On ne sait jamais...