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L’enquête tordue de La Presse+

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Mardi, alors que les journaux du monde entier jouaient la rencontre entre Trump et Kim Jong-un à la une, La Presse + proposait à ses lecteurs une enquête sur la firme Influence Communication, analyste en contenus médias.

Vous connaissez ?

Il y aurait, dit-on, des erreurs de méthodologie dans la préparation de son « Top 5 de l’actualité » envoyé gratuitement aux journalistes du Québec chaque semaine.

La source de cette terrible nouvelle ? Onze ex-employés anonymes partis en mauvais termes, dont deux congédiés et deux devenus concurrents directs.

Tout n’est pas perdu : à trois reprises, le dossier mentionne que les clients payants de l’entreprise sont bien servis. « Pour eux, on met le paquet. On va chercher toutes les sources disponibles et on leur refile la facture », dit une des sources. Comme si c’était mal de facturer !

Incompréhensible

Je connais le président Jean-François Dumas, mais je ne viens pas à la rescousse d’un ami.

J’aimerais comprendre pourquoi, au lendemain d’un sommet historique, un média qui va bientôt vivre de dons et de subventions publie en première page une nouvelle qui ne concerne qu’une poignée de journalistes québécois.

Est-il d’intérêt national de savoir qu’Influence Communication multiplie les nouvelles du Canadien par 5,5 et les catastrophes par 6,6, alors que ce devrait être – j’improvise – 6,8 ?

Influence Communication connaît le succès. Jean-François Dumas est un chouchou des médias. Fait-il des jaloux ? Pourquoi cet acharnement quand, je dois le répéter, les clients payants sont bien servis ?

Admettons un instant que la méthodologie puisse être modifiée, cela justifie-t-il une attaque dans un grand quotidien contre une PME inconnue de la majorité des Québécois, mais qui fait néanmoins vivre une centaine de familles ?

Est-ce personnel ou est-ce le traditionnel biais anti-affaires des journalistes ?

Mystère.