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Une première année de cégep réussie

Mais la plupart des étudiants ont trouvé le passage éprouvant et ont vécu un grand stress

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Chantal Poirier / JdeM Jimmy Lam, Jasmine Trudel Valcour (centre) et Mylie-Anne Laurin Quezada, photographiés au Cégep du Vieux-Montréal, où ils ont partagé une case cette année.

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Il y a un an, Le Journal publiait le portrait de 12 élèves ambitieux et allumés. Ils sont diplômés d’une des écoles secondaires les plus mal aimées de Montréal. Nous suivrons leur parcours jusqu’en 2021. 


Même s’ils avaient été avertis, la plupart des diplômés de la promotion 2017 de Pierre-Dupuy ont eu un choc pendant leur première année de cégep, la charge de travail étant incomparable à ce qu’ils connaissaient au secondaire.

« La marche a été extrêmement grande. Je capotais », avoue Jasmine Trudel Valcour.

Le Journal avait publié l’an passé le portrait de 12 finissants de l’école secondaire Pierre-Dupuy dans le but de les suivre pendant cinq ans. Situé dans le quartier Centre-Sud, un des plus défavorisés de la métropole, cet établissement peinait à attirer de nouveaux élèves en raison d’une vieille réputation qui lui collait à la peau.

Aram Mansouri, qui rêve de devenir médecin, estime toutefois que son niveau scolaire au moment d’entrer au cégep était semblable à celui des étudiants qui venaient des autres écoles publiques.

Cinq fois moins de temps libre

Mais la moitié des jeunes interrogés considèrent qu’ils auraient pu être préparés de façon plus concrète au cégep. Plusieurs ont mentionné avoir été informés par leurs professeurs que la quantité de travail y serait exponentielle, sans avoir eu à l’expérimenter.

« J’avais peur de ne pas être prête et ma peur était complètement fondée. Je débordais de lectures. Le rythme était plus intense », explique Eugénie-Laurence Fafard-Drareni.

Travaux de 2000 mots, examens cruciaux qui s’enchaînent, cours de plus de trois heures. Certains disent consacrer maintenant cinq fois plus de temps à leurs études qu’au secondaire.

« Je pense qu’il n’y a pas une journée où je n’ai pas étudié, raconte Bianca Goudreault-Beaupré. Parfois, la fin de semaine, je ne sais plus quoi faire. Je me sens mal d’être sur mon téléphone. Je suis comme... est-ce que je pourrais m’avancer [dans une matière] à la place ? »

« Faut que je me réveille »

Ceux qui se la coulaient douce au secondaire sont arrivés dans un monde où il faut bosser pour avoir de bonnes notes. C’est le cas de Rafiul Haque, qui a gardé ses mauvaises habitudes à la première session.

« Les autres étudiants me disaient : “Je ne te vois pas étudier, c’est quoi ton problème ?” » Puis au premier examen de math, il a obtenu la note la plus basse de sa vie dans cette matière, qui est pourtant sa préférée. « Je me suis dit : OK, il faut que je me réveille. »

Aucun n’a échoué au point d’annuler sa session et tous comptent poursuivre dans le même programme. Certains ont même d’aussi bonnes notes qu’avant. Et plusieurs sont tombés en amour avec leur domaine d’études.

« On s’adapte », conclut Bianca.

« On essaie de s’adapter », corrige son amie Marion Caucanas en ricanant.


► L’école Pierre-Dupuy va de mieux en mieux, indique la commissaire Stéphanie Bellenger-Heng. Alors que seulement une quinzaine de jeunes avaient été diplômés l’an dernier, l’établissement comptait 29 finissants cette année. Si des rumeurs de fermeture de l’école ont déjà couru, le quartier connaît une augmentation de clientèle qui devrait lui assurer un avenir « prometteur », assure-t-elle.

Aram Mansouri

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Photo Dominique Scali

Faire du bénévolat dans un hôpital, étudier par soi-même quand les profs de cégep n’avancent pas assez vite, regarder des vidéos explicatives sur YouTube, Aram Mansouri est prêt à tout pour devenir docteur, sauf se transformer en « rat de bibliothèque ». Cliquez ici pour consulter l'article.

Eugénie-Laurence Fafard-Drareni

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Photo Dominique Scali

La plupart des jeunes aiment voyager. Mais peu d’entre eux aiment voyager autant qu’Eugénie-Laurence Fafard-Drareni, qui a visité cinq pays cette année. Cliquez ici pour consulter l'article.

Bianca Goudreault Beaupré et Marion Caucanas

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Photo Dominique Scali

Manquer de temps pour aller au gym et être obligée de se dévêtir dans un cours pour pratiquer les techniques de son futur métier. Deux jeunes racontent comment leur estime de soi a été à la fois ébranlée et fortifiée par leur première année de cégep. Cliquez ici pour consulter l'article.

Jasmine Trudel Valcour

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Photo Courtoisie

Jasmine Trudel Valcour a pu montrer un nouveau visage au cégep, après des années à avoir été un petit bulldozer. Cliquez ici pour consulter l'article.

Zayane Valcour

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Photo Dominique Scali

Tandis que plusieurs parlent des sciences humaines comme d’un programme un peu fourre-tout pour les personnes indécises, Zayane Valcour y a vraiment trouvé sa voie. Cliquez ici pour consulter l'article.

Rafiul Haque

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Photo Dominique Scali

Même s’il est toujours aussi confiant qu’avant, Rafiul Haque a appris cette année à reconnaître quand il avait parfois tort. Cliquez ici pour consulter l'article.

Jimmy Lam

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Photo Chantal Poirier

Soins infirmiers ou inhalothérapie ? Jimmy Lam était tellement indécis sur son choix qu’il a fini par l’élire à pile ou face. Cliquez ici pour consulter l'article.

Thierry Trudel Valcour

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Photo courtoisie, Lily Bessette

Thierry Trudel Valcour est le seul des diplômés interrogés qui n’a pas commencé le cégep cette année. Il a plutôt passé plus de six mois dans les Rocheuses. Cliquez ici pour consulter l'article.

Mylie-Anne Laurin Quezada

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Photo Dominique Scali

Mylie-Anne Laurin Quezada pourrait parler pendant des heures de ce qu’elle a appris cette année en éducation spécialisée. Cliquez ici pour consulter l'article.