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Plaidoyer pour les musiciens de Québec

Avant son concert à la place D’Youville, mercredi soir, Hubert Lenoir a chanté devant l’église Saint-Jean-Baptiste, mardi.
Photo Stevens LeBlanc Avant son concert à la place D’Youville, mercredi soir, Hubert Lenoir a chanté devant l’église Saint-Jean-Baptiste, mardi.

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Hubert Lenoir et ses musiciens sont catégoriques : les artistes de Québec en ont assez de voir des musiciens de Montréal jouer à leur place quand un spectacle de grande envergure se tient à Québec.

Ce cri du cœur a été lancé tout bonnement alors que Le Journal discutait avec Lenoir en présence de son groupe, mardi, après un concert-surprise donné sur le parvis de l’église Saint-Jean-Baptiste dans le cadre du Festival d’été.

Originaire de Beauport, Lenoir répondait à une question sur son appartenance à la ville de Québec quand son saxophoniste André Larue est intervenu.

«Ce serait le fun qu’ils arrêtent de nous envoyer des house bands de Montréal quand il y a de gros événements à Québec. Il y a des tonnes de musiciens de Québec qui peuvent le faire aussi bien. Par exemple, la fête nationale sur les plaines d’Abraham», a-t-il dit, suscitant une approbation générale.

«C’est un manque de respect», a renchéri Hubert Lenoir.

Sentiment d’appartenance

Lenoir revendique haut et fort son appartenance à Québec. C’est ici qu’il a entièrement créé son album Darlène avec des musiciens d’ici.

Remporter le prix Espoir FEQ à titre d’artiste le plus prometteur de la programmation 2018 du FEQ avait donc une signification particulière à ses yeux.

«J’ai énormément de respect pour Loud et Zach Zoya (les autres artistes en lice pour le prix), mais de gagner contre du monde de Montréal, qui ont de grosses machines derrière eux, c’est quand même important», estime Hubert Lenoir.