Voyager avec Gilles Proulx
À Boston avec Roméo
Si mon chien savait parler, c’est sans doute lui qui m’aurait demandé de visiter Boston, tellement cette ville est réputée accueillante pour le plus fidèle compagnon de l’homme.
Journal de Montréal
Voyager avec Gilles Proulx
Si mon chien savait parler, c’est sans doute lui qui m’aurait demandé de visiter Boston, tellement cette ville est réputée accueillante pour le plus fidèle compagnon de l’homme.
La Ville de Montréal continue d’honorer d’un nom de rue le pionnier de la guerre biologique que fut le général Amherst avec ses couvertures contaminées à la variole pour exterminer les Amérindiens. Pourtant, c’est le nom de Dollard des Ormeaux qui est entaché injustement d’infamie.
Depuis qu’il est question que Radio X s’implante à Montréal et fasse concurrence au 98,5, on me demande souvent si j’accepterais de travailler là si on me le proposait. Ce à quoi je réponds comme François Legault : « On verra. » Si c’est pour propager des insanités francophobes et antiquébécoises, certainement pas.
Si le parti Wild Rose de Danielle Smith s’empare du pouvoir en Alberta, il compte arrêter de pelleter des milliards dans la cour des Québécois trop écologistes pour exploiter leurs propres ressources, mais avides de toucher les profits des sables bitumineux.
Le public qu’on ne craint pas de perdre, on commence par oublier de l’aimer. Et on finit bientôt par le mépriser…
Le docteur Victor Goldbloom, un ancien ministre de Robert Bourassa, affirmait récemment que le français se porte mieux que jamais au Québec. Notre bon docteur aurait-il lui-même besoin d’un médecin ? Souffre-t-il d’hallucinations ? Non : il excelle seulement dans la rhétorique fédéraliste.
Tandis que le ministre Raymond Bachand s’avance, avec la prudence d’un funambule peu sûr de lui, sur son fil de fer à la recherche de l’équilibre budgétaire, j’ai envie de vous parler d’un pays que nous n’avons jamais eu l’audace ou l’intelligence de devenir
J’aimerais mieux ne pas avoir à vous parler de notre langue en péril ! Hélas ! Le bordel anglicisant gagne du terrain même à Québec, capitale de la francophonie en Amérique, chez ces jeunes têtes folles des plaines d’Abraham qui veulent de la musique en anglais ou qui réclament des films projetés en anglais dans leurs salles de cinéma.
port-au-prince | haïti
Chroniqueur et globe-trotteur, Gilles Proulx revient d’un périple en Haïti qui l’a profondément marqué.
Voyager avec Gille Proulx
Avec une bonne centaine d’années de plus que Québec, la capitale de la République dominicaine, Saint-Domingue, s’illustre en tant qu’aînée de toutes les villes des Amériques. Pourtant, beaucoup de voyageurs la boudent pour aller « faire de la plage »… Dommage pour eux !
Qui aime bien châtie bien. Telle pourrait être la devise de Mathieu Bock-Côté. En tant que souverainiste, il n’a jamais craint de critiquer le mouvement indépendantiste. Eh bien, c’est à mon tour de mettre sa maxime en pratique. J’aime bien mon jeune collègue, mais je vais lui reprocher une chose : je le trouve trop optimiste.
Comme avec Whitney Houston, ces jours-ci, on risque de faire plus de sous avec un Robert Bourassa mort que vif... Bourassa, ce virtuose de l’ambiguïté, avec sa prudence caricaturale, avec sa phobie de la chicane… On applaudit ses réalisations économiques comme les colossaux projets de la baie James.
Je reviens d’un voyage à Haïti. C’était ma première visite dans le pays le plus pauvre des Amériques. Voici mes impressions.
Au moment où vous lisez cette chronique, je suis en voyage à Haïti parmi une population, qui se trouve aux antipodes des ultra-privilégiés que sont les Desmarais de la Power Corporation et leurs « amis » politiciens ou gestionnaires de fonds publics.
Cela faisait des lunes que je n’étais pas descendu dans les entrailles de la métropole pour me mêler au flot humain qui fait craquer les wagons bleus de notre métro originellement made in France.
La chronique de Gilles Proulx
Les « sages » sont à la mode au Québec, ces temps-ci, vous ne trouvez pas ? Avez-vous lu la lettre que Bernard Landry, fort de son statut d’ancien premier ministre, a adressée à l’actuelle chef du Parti québécois ? Pourtant, il me semble que c’est sur l’autre Parlement, celui d’Ottawa, qu’il faudrait se concentrer.
La chronique de Gilles Proulx
Pauline Marois n’a pas que ses « belles-mères » à redouter… Elle doit aussi surveiller ses propres ouailles qui parlent dans son dos et qui complotent contre elle.
La chronique de Gilles Proulx
Samedi dernier en lisant ce journal, j’ai sursauté en apprenant qu’une firme française spécialisée dans les études de clients-mystère classe la rue Sainte-Catherine parmi les plus avenantes du monde. Ah oui ? Ensuite, on nous dira quoi ? Que le silo à grains nº 5 est plus majestueux que le Taj Mahal ? Que notre Hôtel de Ville supplante Versailles p
La chronique de Gilles Proulx
Oubliez les anciens Mayas et leurs prédictions funestes au sujet de la fin du monde. C’est plutôt pour la langue française au Québec que l’année 2012 s’annonce apocalyptique.
La chronique de Gilles Proulx
Il n’y a pas que le Canadien qui va mal à Montréal. À l’avant-garde de la « louisianisation » du petit Québec qui refuse de devenir grand, la terne et grise métropole n’a de cesse de nous étonner par son pouvoir de stagnation. Prévoyons que 2012 sera pire que 2011.
Le nouveau Canadien de Montréal est à l’image et à la ressemblance de ce qu’est devenue son ancienne maison: le Forum Pepsi. Il y a eu métamorphose pour le pire.