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La solution pour l’itinérance? Plus de logements, moins d’austérité

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Il y a trois ans, Montréal se prêtait pour la première fois au dénombrement des sans-abri présents sur son territoire. Des centaines de bénévoles ont alors arpenté les rues pour interroger ceux et celles qui dormaient dehors à propos de leur situation. L’exercice, bien qu’imparfait, a permis de mettre un chiffre sur une réalité complexe, un chiffre qui peut ensuite servir de référence pour tracer son évolution. L’an prochain, on reprendra en effet le compte. Par contre, comme ce travail n’a commencé qu’en 2015, il est difficile de voir l’effet réel et complet de l’austérité sur l’itinérance dans la métropole. Voilà qui est dommage car, comme le démontre un article du British Medical Journal (BMJ) qui s’est penché sur le cas du Royaume-Uni, il y a un lien direct entre les politiques de « rigueur » budgétaire et l’augmentation de l’itinérance.

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1997-2017: vingt ans de restrictions budgétaires

Je propose maintenant de jeter un regard sur l’ensemble des vingt dernières années, afin d’analyser l’évolution de la part des dépenses de programmes dans le PIB. Ce faisant, nous chercherons à répondre à la question suivante : est-ce que les gouvernements successifs utilisent la marge de manœuvre budgétaire que leur offre la croissance économique pour investir dans les services à la population ou se limitent-ils à resserrer leur niveau de dépenses à chaque fois que l’occasion de le faire se présente ? Les données comprises dans le graphique ici-bas indiquent que la seconde option est la bonne.

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Peuples autochtones au Québec : des inégalités qui doivent être corrigées

Chaque jour depuis six mois, des témoignages nous parviennent de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec, présidée par le juge à la retraite Jacques Viens. Rappelons qu’à l’automne 2015, l’émission Enquête avait rencontré des femmes autochtones de Val-d’Or témoignant des sévices et des abus perpétrés à leur endroit par des policiers de la Sûreté du Québec. Analysant les dossiers que lui avait transférés le Service de police de la ville de Montréal en lien avec ces allégations, le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait décidé, un an plus tard, de ne pas porter d’accusations contre ces policiers.

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