Après 30 ans

La CSST satisfaite de son bilan

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On constate un recul de 30% du nombre de travailleurs blessés par année.

On constate un recul de 30% du nombre de travailleurs blessés par année.

MONTRÉAL - Créée le 13 mars 1980, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) fête son trentenaire et félicite ses 4000 employés pour avoir contribué à une grande réduction du nombre de blessures au travail.

En effet, selon le porte-parole Pierre Turgeon, on constate un recul de 30% à environ 100 000 travailleurs blessés par année.

«Nous sommes très contents mais il y a encore beaucoup de travail à faire car bon an mal an, une personne ou deux perd la vie au travail à chaque semaine», souligne M. Turgeon.

«Les chiffres s'améliorent, ajoute-t-il. Nous protégeons 325 000 travailleurs de plus qu'en l'an 2000 et il y a une diminution des accidents.»

Selon cet intervenant, le secteurs où l'on constate les meilleurs progrès sont ceux où il y a plus d'accidents en général. «Il y a deux secteurs qui nous tiennent particulièrement à coeur et pour lesquels nous avons des plans d'action précis. Il y a celui des jeunes. Cette semaine, nous avons relancé notre campagne de prévention. Il y a aussi la construction. Nous avons constaté une diminution du nombre de blessures sur les chantiers.»

Par contre, il faut avouer que la CSST doit parfois indemniser des travailleurs qui ne sont pas réellement blessés.

«Sur l'ensemble des dossiers traités, remarque Pierre Turgeon, c'est évident que ce n'est pas 100% des personnes qui sont 100% honnêtes. Je suis de ceux qui pensent qu'il y a probablement autant de millionnaires qui tentent de frauder l'impôt que d'assistés sociaux qui essaient de frauder l'aide sociale. C'est une minorité infime et nous avons une équipe d'enquête qui peut se pencher sur les allégations et dénonciations.»

Quels sont les buts recherchés pour les prochaines années ? «Une priorité est de s'occuper des cas les plus graves, répond M. Turgeon. Environ 4% des cas représentent près de 75% de nos déboursés. Nous voulons faire en sorte qu'ils réintègrent le plus rapidement possible le marché du travail. C'est ce à quoi nous servons.»

Quant au fait que la CSST fait partie des déposants de la Caisse de dépôt et placement du Québec, M. Turgeon n'entend pas commenter le rendement de 2009. Il soutient que le conseil paritaire prendra connaissance des chiffres du fonds de la CSST d'ici la fin du mois et que l'on en saura plus après coup.