Fonction Publique Conditions Salariales

Le gouvernement n'est pas une PME, soutient le syndicat

CA_AnnieSt-Pierre

Annie St-Pierre @

Journal de Québec, Publié le:

Pour le syndicat de la fonction publique du Québec, le gouvernement du Québec est loin d'être une PME et les salaires ne sont pas comparables avec le privé.

Les salaires dans la fonction publique du Québec ne doivent pas être comparés avec les PME, mais plutôt avec les organisations d'envergure de plus de 500 employés, rétorque la présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec, Mme Lucie Martineau.

Elle ne conteste pas les données du Journal, mais estime que les échelles salariales des employés du gouvernement n'ont rien à voir avec celles des PME, même si elles représentent 98 % des employeurs de la province.

«On doit regarder avec les autres entités qui dénombrent plus de 500 employés, soit les villes, le gouvernement fédéral et les entreprises comme Bell et le Mouvement Desjardins», dit-elle.

Infériorité

D'ailleurs, selon les données du mouvement syndical qu'elle dirige, les salaires du gouvernement du Québec sont plutôt inférieurs, ce qui justifie amplement les demandes du front commun de les augmenter de 12,5 % sur trois ans.

Mme Martineau révèle que les taux horaires au gouvernement provincial sont inférieurs de 6 % avec ceux de la Ville de Québec, notamment.

Les employés de la Ville de Montréal gagnent 7 % de plus, ceux du gouvernement fédéral touchent un salaire supérieur de 9,9 % et ceux d'Hydro-Québec ont 31,4 % de plus.

Desjardins

Du côté des entreprises privées que le syndicat estime comparable, le SFPQ révèle que les employés de Bell ont des salaires plus élevés de 8,6 % à ceux du système gouvernemental du Québec.

«La seule entreprise privée qui a des salaires égaux avec ceux du gouvernement provincial, c'est le Mouvement Desjardins, et c'est une organisation qui n'est pas syndiquée», dit la présidente du SFPQ.

Pénurie

D'ailleurs, le gouvernement du Québec, avec ses salaires actuels, doit faire face à une rareté de travailleurs dans plusieurs professions, selon elle.

«Travailler pour l'État n'est pas très gratifiant ces temps-ci», lance Mme Martineau. Elle précise qu'il y a notamment une rareté du côté des techniciens, du génie civil, des agents de bureau et des préposés.