Avec de tels écarts salariaux à l'avantage de la fonction publique du Québec, il devient difficile de trouver de la main-d'oeuvre pour combler certains métiers dans les PME de la province.
«C'est certain que personne ne veut sortir du gouvernement pour entrer dans une entreprise privée. C'est sécurisant d'avoir la sécurité d'emploi, le salaire plus élevé et les avantages sociaux», affirme M. André Desaulniers, directeur général et chasseur de têtes pour la firme Talent.
À l'exception des grandes industries comme les papetières, des alumineries et autres, il n'a jamais pu offrir aux chercheurs d'emploi des conditions salariales qui rivalisent avec celles de la fonction publique.
«On remarque que les employeurs privés ne peuvent pas offrir autant qu'au gouvernement. Les salaires des PME sont toujours 20 ou même 30 % moins chers que dans le public», ajoute-t-il.
Vol
«De plus en plus, on se fait voler des gens qui s'en vont au gouvernement», commente, pour sa part, Marcel Bérubé, président du groupe Perspectives, une autre firme de recrutement de personnel.
Ce dernier précise que le phénomène concerne surtout les postes de soutien, les techniciens, les métiers spécialisés et le secteur des ressources humaines.
C'est certain qu'avec une si grande différence de salaires, le gouvernement va continuer d'attirer de plus en plus de monde", considère-t-il.