QUÉBEC | Il faudra attendre encore quelques mois avant que la Régie du bâtiment du Québec ait complété l'embauche de nouveaux enquêteurs. Ceux-ci avaient été promis par le ministre du Travail, Sam Hamad, afin de gonfler ses effectifs pour lutter contre la corruption dans l'industrie de la construction.
Après l'adoption de la loi 73, en décembre dernier, la Régie du bâtiment a rapidement constitué une équipe de neuf enquêteurs à même son personnel déjà en place pour entreprendre la vérification des antécédents judiciaires des titulaires de licence de construction.
Toutefois, contrairement à ce que le ministre Hamad avançait il y a deux semaines, la Régie ne compte pas sur «14 nouveaux enquêteurs» pour exercer son nouveau mandat.
Trois nouvelles ressources ont été embauchées après que des postes eurent été comblés à l'interne, mais six postes d'enquêteurs doivent encore être attribués dans les régions.
«L'escouade a été formée, nous n'avons pas attendu un long processus d'embauche pour commencer le travail. Mais il faut rem-placer les postes de ceux qui se sont joints à l'escouade, parce que ces gens-là menaient des enquêtes sur le travail sans licence et il faut continuer d'appliquer la réglementation », a expliqué mardi la porte-parole de la Régie, Marjolaine Veillette.
Question de mois
«C'est long, parce qu'il faut que les personnes répondent à certains critères. Par exemple, il faut être résident de la région où l'on embauche. Il y a un processus de mutation et tous les aléas de la fonction publique derrière tout ça, mais d'ici quelques mois, tous les postes devraient être remplis», a-t-elle ajouté.
Outre les neuf enquêteurs dédiés, l'escouade visant à lutter contre la criminalité dans l'industrie de la construction est formée d'un coordonnateur des enquêtes, d'un conseiller juridique et de trois ressources administratives.
Selon Mme Veillette, l'intérêt démontré à l'interne, pour la mise en application des mesures contenues dans la loi, a permis d'amorcer le travail en début d'année.
Jusqu'ici, une centaine de dossiers ont été ouverts et un entrepreneur en construction du Saguenay, Marc Demers, s'est vu retirer sa licence par la RBQ.