La vérité sur les spéciaux

Les chasseurs d'aubaines ont raison

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Dany Doucet

Journal de Montréal, Publié le:

Si les consommateurs pouvaient toujours se promener d'une épicerie à l'autre pour trouver les meilleurs prix disponibles, ils feraient de grosses économies chaque semaine.

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Si les consommateurs pouvaient toujours se promener d'une épicerie à l'autre pour trouver les meilleurs prix disponibles, ils feraient de grosses économies chaque semaine.

Si les consommateurs pouvaient toujours se promener d'une épicerie à l'autre pour trouver les meilleurs prix disponibles, ils feraient de grosses économies chaque semaine.

On a tous dans nos familles des chasseurs d'aubaines dont on aime se moquer un peu. Mais à la lumière d'une étude des prix des produits d'alimentation, menée depuis un an pour le compte du Journal de Montréal, ce sont peut-être ceux qui se moquent des autres qui sont les vrais dindons de la farce.

De qui devrait-on rire en effet: de celui qui paie 6,99 $ pour deux litres de détergentLa Parisienne ou de celui qui débourse 2,85 $ pour la même quantité ? De celui qui paie 7,99 $ pour une boîte de céréales Rice Krispies au lieu de 2,99 $? Ou 10,99 $ pour une boîte de poulet surgelé Flamingo au lieu de 3,97 $?

Ce sont là quelques-uns des exemples étonnants recueillis au cours de notre enquête de terrain sans précédent.

En magasinant sérieusement, il est possible de diminuer substantiellement le coût de son panier d'épicerie. À condition toutefois de pouvoir entreposer et se déplacer, ce qui n'est pas toujours possible, surtout pour les familles défavorisées qui ont le plus besoin de ces économies.

Un travail de moine

C'est un véritable travail de moine qui a été réalisé de mars 2009 à mars 2010 pour mener cette étude dans les sept principales bannières d'alimentation du Québec et un marché indépendant (choisi à des fins de comparaison).

Chaque mois, trois établissements différents pour chacune des bannières étaient visités, pour un total de 24 visites mensuelles. Chaque fois, on y vérifiait et notait les prix de 27 produits d'alimentation différents. Ces articles avaient été choisis au hasard et n'avaient en commun que leur popularité, donc d'avoir de bonnes chances de se retrouver dans le panier d'épicerie de nombreux Québécois.

Du simple au double

Ces sont les prix affichés sur les tablettes, au bas de chaque produit, qui ont été notés.

C'est ainsi que, dans plusieurs cas, on s'est aperçu que la différence allait souvent du simple au double, parfois presque au triple.

«Cela donne un aperçu de la marge de profit qui existe et qui est généralement destinée au fabricant ou au détaillant, mais pas au consommateur», analyse Sébastien Du Château, directeur général de la firme de recherche marketing A3 Distrib, qui se spécialise dans l'analyse des prix des produits de consommation courante.

* Notre enquête ne tient compte que des produits identiques. Il peut être possible de trouver mieux ou moins cher en achetant simplement un produit similaire ou d'une marque différente.

* Notre enquête révélait au départ que les prix n'étaient pas les mêmes partout au-tour de Montréal, défavorisant l'est, mais au bout de 12 mois, ces différences s'étaient aplanies.