Lock-out | Port de Montréal

Dur coup pour des industries

Olivier Bourque
Agence QMI

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Le lock-out décrété au port de Montréal paralyse toutes les activités qui s'y déroulent normalement. Aucun camion, conteneur ou même bateau ne peut entrer ou sortir du port. Cette situation inédite risque de faire mal à différentes industries québécoises.

Si le conflit de travail s'envenime, les pertes financières pourraient être importantes pour certaines industries québécoises. Selon l'Association des employés maritimes, la grande majorité des produits consommés au Québec pas-sent par le port de Montréal.

«Pour l'instant, nous n'avons pas tellement de communications avec nos manufacturiers et exportateurs, ils attendent de voir. Est-ce que cela va durer deux jours ou deux mois?», s'interroge le président des Manufacturiers et exportateurs, Simon Prévost.

Options coûteuses

Selon lui, il existe certaines pistes de solution. Les bateaux pourraient notamment débarquer les marchandises dans les ports de New York ou de Norfolk, en Virginie. «Mais il s'agit d'options plus coûteuses», indique-t-il.

M. Prévost précise que ce sont les matières premières qui composent la plus importante partie des exportations transitant vers Montréal. Ces secteurs pourraient donc être touchés de manière plus significative, croit-il.

La voie aérienne

«L'acier, les métaux, l'aluminium et les produits du bois, ce sont tous de gros secteurs. On parle beaucoup de produits de base, de première ou de deuxième transformation», affirme M. Prévost.

Notons que le matériel médical ou les produits de première nécessité n'arrivent pas à Montréal par bateau, mais bien par voie aérienne.


* Le port de Montréal est relié par plusieurs transporteurs maritimes à plus d'une centaine de pays. Chaque année, le port accueille environ 2 000 navires. L'an dernier, plus de 24 millions de tonnes métriques de cargaisons diverses y ont transité.