(QMI) | Au deuxième jour du lock-out au port de Montréal, les débardeurs sont revenus à la charge hier et ont tendu une perche à l'employeur dans le but de reprendre les pourparlers le plus tôt possible.
En point de presse, le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Michel Murray, a réitéré le désir des débardeurs d'en venir à une entente négociée.
«On propose à la partie patronale un retour à la table des négociations dès demain midi (aujourd'hui) sur une base intensive : jours, soirs, nuits, fins de semaine jusqu'à un règlement final. On pourrait dès mercredi discuter d'abord de la levée du lock-out provoqué par la partie patronale», a-t-il lancé.
Le président du syndicat des débardeurs, Daniel Tremblay, a quant à lui fait le point sur les opérations qui sont actuellement perturbées dans le port.
«On a au moins six navires qui sont à l'ancre ou en direction de Montréal et qui sont en attente. On parle de gros navires de conteneurs. Il y a trois navires qui ont été détournés vers Halifax, mais nous, on croit que ces navires- là peuvent revenir à Montréal. Les travailleurs sont prêts à faire leur métier de débardeur», a dit M. Tremblay.
Le lock-out moins cher
Le lock-out des débardeurs coûte aux employeurs maritimes environ 800 000 $ par semaine, en frais de détournement de navires et de trafic, vers Halifax, New York, Norfolk et l'organisation des transports de rem-placement en train ou par camion.
«Cela coûte bien moins cher d'être en lock-out», soutient Gilles Corriveau.
Il estime que les moyens de pression ne respectent pas les dispositions de la convention collective.
«L'un de nos 40 membres a perdu par exemple 300 000 $ en une semaine, à cause de ce type de ralentissement», affirme Gilles Corriveau.