Le Québec dans le rouge

Les Québécois coulent le test

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Dany Doucet

Journal de Montréal, Publié le:

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Alors que s'amorce un débat sur le remède de cheval à administrer à leur gouvernement pour mettre fin à l'impasse budgétaire, on s'aperçoit que les Québécois connaissent probablement beaucoup mieux les statistiques des joueurs du Canadien de Montréal que les principaux indicateurs de leurs finances publiques.

La comparaison est peut-être tirée par les cheveux, mais chose certaine, 88 % des Québécois interrogés par la firme de sondage Léger Marketing au début janvier ont été incapables d'obtenir la note de passage de 60 % et donner un ordre de grandeur des différentes mesures de la santé économique de leur gouvernement.

(Les lecteurs du Journal de Montréal ont pu faire eux-mêmes ce petit quiz ce week-end, lequel nous reproduisons à nouveau ci-dessous pour ceux qui veulent tenter leur chance de faire augmenter la moyenne provinciale !)

«Le résultat est plus faible que j'avais pensé. C'est la preuve qu'avant de parler de grands défis économiques, les politiciens ont un travail de vulgarisation à faire... À moins justement qu'ils ne veuillent pas le faire...», a commenté Jean-Marc Léger.

Un vaste sondage

Les premières questions de ce sondage, mené par internet du 3 au 5 janvier, avaient pour but de mesurer les connaissances générales des Québécois.

«En France, les résultats seraient probablement mieux, mais aux États- Unis, c'est probablement pire», note Jean-Marc Léger, en laissant entendre que les Québécois ne sont sans doute pas mieux ni pires que les Occidentaux en général.

Quoi qu'il en soit, la grande majorité des Québécois ne sont pas capables de donner un aperçu de la grandeur de la dette de leur province, de l'ampleur du déficit ou du budget, du niveau du revenu familial moyen ou de la proportion des salaires des employés de l'État sur le budget global, pour ne nommer que ceux-là. Ce qu'ils connaissent le mieux, c'est le niveau de chômage parce que taux se retrouve régulièrement dans les médias.

Deux fonctionnaires répliquent

Je voudrais remettre les pendules à l'heure. Le gouvernement n'a jamais mis une «cenne» dans le fonds de pension des employés de l'État. Toutes les sommes accumulées ont été payées par les employés eux-mêmes. Et ces pensions ne sont pas indexées, aussi surprenant que ce soit, ou si peu pour ma part: j'ai une augmentation de 3 $ par mois pour l'année 2010 alors que les prestations de la Régie des Rentes du Québec et celles de la pension de vieillesse sont indexées selon l'indice du coût de la vie.

Les Québécois devront se résoudre à perdre soit le beurre, l'argent du beurre et/ou le sourire de la crémière, car il y a un prix à payer afin de refléter une identité différente des 300 millions d'anglophones qui nous entourent, ne serait-ce que les dédoublements de certains ministères. Toutes les solutions proposées afin de réduire les dépenses de l'État ou d'en augmenter les revenus devraient être envisagées en autant qu'il y ait une volonté sincère de se serrer la ceinture de la part des contribuables et une volonté du gouvernement d'y donner suite.

Lorraine Rocheleau


Travailler pour l'État a des bons et des mauvais côtés, comme tout autre emploi, et bien sûr la sécurité d'emploi est un de ces bons côtés. Mais je trouve que les gens parlent sans connaître vraiment le sujet. Même chose pour l'assurance collective qui est défrayée à 99 % par nous, la part du gouvernement n'étant que de 1 %. Cette assurance coûte cher et elle ne rembourse pas les soins dentaires ou les lunettes, le saviez-vous ? En 20 ans de service, je n'ai jamais eu de cadeaux ou de party de Noël. Toutes les personnes que je connais au privé en ont. Sachez aussi que les relations de travail sont à l'image de nos dirigeants et si ce n'était que de cette sécurité d'emploi, beaucoup de fonctionnaires quitteraient. L'herbe paraît toujours plus verte chez le voisin.

Alain Lavallée


PAS D'ENQUÊTE PUBLIQUE !

M. Charest, continuez à faire en sorte que le coûteux système de corruption dans les infrastructures ne soit pas dévoilé au grand jour par une enquête publique. La corruption coûte des milliards aux Québécois. Pas grave, il est tellement plus facile de continuer à augmenter impôts, taxes, électricité et tarifs de toutes sortes.
Natalie Ouellette

GEL DES FRAIS UNIVERSITAIRES

On parle de plus en plus d'augmenter les frais de scolarité à l'université. Je suis totalement contre, compte tenu de la pauvreté du Québec. Les frais au Québec sont comparables à ceux de Terre-Neuve qui est également pauvre. Je préfère qu'on hausse mes impôts.
Marc Tremblay

COMBIEN ÇA COÛTE ?

Réduire les coûts du système de santé, cela veut dire sensibiliser la population aux coûts des interventions. Lorsque le patient quitte la clinique ou le bureau du médecin, on devrait lui donner une copie du détail des coûts appliqués à sa carte.
Benoit Mc Nicoll

A) Taxer les voitures de plus de 50000$. B) Taxe à l'achat pour les véhicules récréatifs (qui en plus contribuent à augmenter la pollution) tels que gros hors-bord, motoneige, VTT, avions personnels, motos... etc. C) Garderies : fixer le taux selon les revenus des bénéficiaires du service. D) Taxe pour les utilisateurs des écoles privées.
Yves Blanchette

Je trouve les sujets intéressants, mais je crois qu'il manque un élément important : la création de la richesse. Actuellement, vous parlez de coupures ou d'augmentation de tarifications diverses, mais aucunement de création d'emplois. Au Québec, nous avons toutes les richesses naturelles et la technologie pour créer de la richesse pratiquement dans toutes les régions. Vous obtiendrez sûrement 10 suggestions pour un autre 5 milliards.
Jacques Laliberté