Clotaire Rapaille décode Québec

Pas sûr que ça fait plaisir à entendre...

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Clotaire Rapaille se décrit comme un «découvreur» estime toutefois «ne pas être arrivé du tout à la fin du parcours pour établir le fameux «code de Québec».

© Agence QMI

Clotaire Rapaille se décrit comme un «découvreur» estime toutefois «ne pas être arrivé du tout à la fin du parcours pour établir le fameux «code de Québec».

QUÉBEC - Les gens de Québec auraient-ils un petit côté sado-maso? «Petit? Vous voulez rire? Pas petit du tout», lance Clotaire Rapaille, qui s'affaire à découvrir le «code de Québec».

Le psychanalyste français s'intéresse à la «dimension d'extrêmes» des résidants de Québec, qui nourrissent une passion pour la radio poubelle, qui sont profondément amoureux de leur ville, mais qui, en même temps, n'arrivent pas «à se définir sans qu'il y ait Montréal», dit celui qui était conférencier à Québec, hier, à l'invitation de la Société des communicateurs.

«C'est votre dimension d'extrêmes qui m'intéresse: quand vous êtes déprimés, c'est vraiment la grande déprime, et quand vous réussissez, c'est vraiment la grande réussite [...]. Vous aimez et vous haïssez très fort. Ce que ça révèle, je ne le sais pas encore, je suis encore en train de travailler dessus.»

Grande collaboration

Le psychanalyste embauché par la Ville au coût de 250 000 $ a rencontré à quelques reprises, depuis près de deux mois, les gens de son groupe témoin de natifs de Québec, issus de tous les milieux. Il a recueilli des milliers de pages sur leurs «premières empreintes de Québec» et s'affaire à analyser «les espaces entre les mots», a-t-il expliqué.

«Vous êtes complètement dans le limbique, vous êtes en amour avec votre ville. Les gens m'ont dit: »c'est mon château, ma ville, ma rivière [...]«. Il y a une passion, donc votre travail, ce sera d'activer cette passion, en comprenant bien que vous avez [cette] tension, avec le côté émotionnel très fort, mais aussi le côté critique des poubelles, la répression, ne pas réussir, qui est très fort. Vous avez cette balance entre les deux que vous allez devoir utiliser avec parcimonie», explique le psychanalyste français habitant New York, qui refuse d'être identifié comme un publicitaire ou un spécialiste du marketing.

Celui qui se décrit comme un «découvreur» estime toutefois «ne pas être arrivé du tout à la fin du parcours pour établir le fameux «code de Québec». On a bien avancé, dit-il, et c'est la première fois en 30 ans que tous les gens sont à l'heure [lors des séances]».

Code public

M. Rapaille affirme par ailleurs que les gens n'auront pas à débourser 135 000$ pour obtenir le «code de Québec», comme c'est le cas pour les codes des villes de Macao, Hong Kong, Dubaï et Singapour. Le «code de Québec» sera non seulement expliqué, mais il sera remis à la mairie, qui pourra en partager les résultats.

Les journalistes intéressés auront d'ailleurs droit, demain, à une démonstration des séances de travail de M. Rapaille, laquelle se déroulera à l'Hôtel de Ville de Québec.