Montréal

L'avis de grève des cols bleus est invalidé

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L'entretien des pistes cyclables fait partie des tâches dont les cols bleus ont la responsabilité.

© Agence QMI/Sébastien St-Jean

L'entretien des pistes cyclables fait partie des tâches dont les cols bleus ont la responsabilité.

MONTRÉAL - L'avis de grève des cols bleus de Montréal, qui voulaient cesser de faire du temps supplémentaire et rapatrier les salariés cadres à partir de jeudi prochain, n'est pas valide, a jugé le Conseil des services essentiels.

Dans sa décision rendue publique samedi, l'institution légale a décidé que le rapatriement de la soixantaine de syndiqués qui travaillent à l'extérieur de leur unité des cols bleus, des contremaîtres et des superviseurs pour la plupart, n'entrait pas dans la définition de grève par le Code du travail.

Par contre, il ne s'est pas opposé au refus des travailleurs manuels d'effectuer des heures supplémentaires.

S'il souhaite tout de même cesser le temps supplémentaire, le syndicat des 5000 cols bleus devra présenter un nouvel avis de grève.

Comme cet avis doit être transmis au minimum sept jours avant le début de la grève, les moyens de pression ne pourront toutefois pas commencer jeudi le 18 mars.

Rapatriement des cadres

Dans sa décision, le Conseil des services essentiels explique qu'une grève, au sens du Code du travail, doit obligatoirement comporter la «cessation du travail», entre autres.

Or, l'institution provinciale juge que le« rapatriement» des cadres proposé par les cols bleus ne constitue pas une cessation de travail.

«En ne répondant pas à ce premier élément de la définition de grève, le rapatriement de personnes occupant des fonctions hors de l'unité ne peut être considéré comme une grève», lit-on dans le verdict.

La semaine dernière, les cols bleus avaient annoncé qu'ils cesseraient dès le 18 mars d'effectuer des heures supplémentaires, et que la soixantaine de syndiqués qui travaillent à l'extérieur de leur unité seraient rapatriés dans leurs anciennes fonctions.

La Ville avait alors demandé au Conseil de statuer sur la légalité de l'avis de grève.

La prochaine rencontre de médiation entre les travailleurs et la Ville aura lieu du 6 au 9 avril. Michel Parent, le président du syndicat, a promis vendredi que son organisation fournirait à l'employeur les chiffres sur le régime d'assurance collective, attendus par la Ville depuis quatre ans.