MONTRÉAL - La Société de transport de Montréal (STM) n'a pas l'intention de reporter le lancement d'un second appel d'offres pour le remplacement des voitures du métro, même si elle est visée par une procédure en Cour supérieure déposée par le consortium Bombardier-Alstom.
Le président du conseil d'administration de la STM, Michel Labrecque, a été catégorique, cette semaine, lorsque questionné en marge d'une conférence de presse.
Son organisation «ne reculera pas», a-t-il dit, même si Bombardier et Alstom soutiennent qu'un nouvel appel d'offres est illégal en vertu de l'entente de principe qu'ils ont conclue avec la STM en janvier 2010.
«Avec le maire (Gérald Tremblay), c'est très très clair, on va de l'avant avec le processus. Toutes nos équipes travaillent là-dessus, au niveau du bureau de projet pour le remplacement des voitures», a assuré M. Labrecque.
«L'appel d'offres sera déposé cet automne, au début de l'automne», a-t-il dit.
C'est la première fois que la STM s'exprime à ce sujet depuis le dépôt par Bombardier et Alstom, il y a deux semaines, d'une requête introductive d'instance en nullité auprès de la Cour supérieure.
S'adressant aux tribunaux pour la deuxième fois en quelques mois, le consortium soutient que son concurrent espagnol CAF, qui souhaite aussi construire les 765 voitures de métro, ne remplit pas les exigences de la STM.
Il allègue entre autres que la firme CAF n'a pas suffisamment d'expérience dans la fabrication de wagons sur pneumatiques, et qu'elle aurait du mal à respecter l'obligation de fournir 60% de contenu canadien.
Le 30 juin, Bombardier et Alstom avaient vu leur première requête en Cour supérieure être rejetée par le juge André Wery. En conséquence, la STM avait pu compléter son analyse de la proposition espagnole.
Puis, le 13 juillet, le transporteur avait décidé de retourner en appel d'offres.