Antiquités

Des ventes dans les sept chiffres

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Le plus gros salon d'antiquités du Canada s'est de nouveau déroulé au Marché Bonsecours au milieu des plus vieux édifices de la métropole.

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Le plus gros salon d'antiquités du Canada s'est de nouveau déroulé au Marché Bonsecours au milieu des plus vieux édifices de la métropole.

MONTRÉAL - Le marché de l'antiquité s'appuie sur des consommateurs vieillissants et aurait tout intérêt à renouveler sa clientèle, selon plusieurs antiquaires. Ceci n'a cependant pas empêché les 23 exposants du Salon d'Antiquités du Vieux-Montréal de vendre des objets anciens pour plusieurs millions de dollars.

Le plus gros salon d'antiquités du Canada s'est de nouveau déroulé au Marché Bonsecours au milieu des plus vieux édifices de la métropole. Environ 1 000 personnes auront répondu à l'appel et à l'attrait que représentent des meubles datant de l'époque coloniale.

Parmi les visiteurs venus sentir la charge du passé, certains sont venus voir des meubles, d'autres, de la vaisselle ou des armes, mais surtout, de fins connaisseurs sont venus pour acheter.

L'événement est à ce point attendu des spécialistes que des pièces de collection se sont vendues dans la demi-heure suivant l'ouverture des portes, vendredi. « Les collectionneurs le savent et réservent la vente de leurs plus beaux morceaux durant cette fin de semaine », explique Marie-José Bégin, responsable des communications médias.

Un des exposants a vendu une armoire de style Adam datant de 1790 pour la coquette somme de 130 000 $. Ses particularités? Un design français aux fortes influences anglaises, avec une touche d'art populaire.

Un autre antiquaire demandait 245 000 $ pour une armoire digne des plus grandes collections.

Une relève discrète

L'organisateur du salon, Stéphan Gagnon, explique que le rajeunissement de la clientèle représente le plus grand défi du marché de l'antiquité au pays.

« Il faudrait que les jeunes comprennent que c'est le patrimoine et que les pièces antiques nous parlent. Les pièces, elles vivent, en plus qu'elles prennent de la valeur avec le temps », évoque-t-il à propos de l'investissement rentable que représente l'achat d'une antiquité.

Au kiosque adjacent, Mathieu Bourget, 25 ans, travaille dans l'entreprise d'antiquités de son père. Figure d'exception parmi les têtes grises, il est le plus jeune participant du salon. Il avoue que le marché des vieilles choses demande un certain bagage d'expériences.

« Peu de gens connaissent ça, et en plus, c'est facile de se faire avoir », explique-t-il en parlant des nombreuses imitations qui engorgent le marché de la brocante.