Notre reportage d'hier concernant la dispute judiciaire entre l'animateur Joël Legendre et son ex-agent a beaucoup fait réagir, hier, dans certains milieux.
Le Journal de Montréal s'en est pourtant tenu aux stricts faits et allégués contenus dans deux poursuites judiciaires, sans rien ajouter, faisant même preuve de réserve étant donné la nature de certaines affirmations faites dans les procédures.
Il s'agit essentiellement d'une dispute entre un agent et son client, mais aussi entre deux conjoints. Les poursuites sont claires à ce sujet et nous ne pouvions pas travestir les faits pour laisser croire autre chose à nos lecteurs.
Joël Legendre est une personnalité publique bien en vue. Cela comporte beaucoup d'avantages dans notre société, mais aussi des inconvénients lorsqu'une partie de sa vie ou de ses affaires devient judiciarisée, donc publique aussi.
Depuis toujours, les médias, incluant Le Journal de Montréal, publient les déboires des vedettes de tous genres exposés devant les tribunaux. Plus une personnalité est publique, plus ses démêlés judiciaires sont d'intérêt pour le public qui la suit, l'admire et, bref, lui permet de vivre de sa popularité.
Évidemment, les vedettes n'aimeraient profiter que des aspects positifs de leur popularité.
Les archives récentes et anciennes du Journal de Montréal fourmillent d'exemples issus de toutes les sphères du vedettariat. Aucune pression, aucune affiliation médiatique n'a jamais protégé qui que ce soit. Notre seule obligation est envers nos lecteurs.
De même, Le Journal de Montréal n'a jamais fait de distinction en fonction de l'âge, de la race ou de l'orientation sexuelle. Si nous faisions le contraire, on nous le reprocherait avec raison.
Même Richard Martineau, aujourd'hui notre chroniqueur vedette, a déjà défrayé la manchette de notre page deux, pour une chicane publique avec son ex.
Dans certaines circonstances, il existe des moyens légaux très rapides pour protéger son anonymat dans le cadre de procédures judiciaires. Il suffit de demander une ordonnance urgente à un juge. Ce dernier peut l'émettre en quelques heures, si la cause le justifie.
Dans ce cas-ci, les parties n'ont pas manifesté l'urgence de protéger leur identité, alors qu'elles auraient facilement pu le faire depuis un bon mois.
Au Québec, la justice est publique pour tous, heureusement.
La Direction