Ski acrobatique

Audrey Robichaud est de retour parmi l'élite

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QUÉBEC - Les cernes laissaient entrevoir la fin d'une éreintante saison, mais le sourire et le regard pétillant pointaient vers un reluisant bilan. Audrey Robichaud est de retour à la maison et surtout, parmi les grandes pointures du ski acrobatique.

La jeune dame qui regagnait le douillet nid familial de Val-Bélair, lundi, après un long vol en provenance de la Norvège, pourrait difficilement être plus fière de la besogne accomplie au cours des derniers mois.

Deux podiums en Coupe du monde, ses premiers en carrière au sein du circuit, lui ont permis de grimper au troisième rang du classement cumulatif. Du jamais vu pour l'athlète de 22 ans qui ne fait presque plus parler d'elle depuis sa mémorable saison 2006, alors qu'elle avait été catapultée aux Jeux olympiques de Turin à l'âge de 17 ans.

«Ça ne me dérange pas d'être passée sous le radar, parce que je viens de vivre ma saison de rêve. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mes descentes», s'est extasiée la persévérante dompteuse de bosses.

En effet, ses efforts cette saison sont pratiquement passés sous silence et pourtant, ce n'était pas faute de résultats.

Dès la première Coupe du monde à Ruka, en Finlande, sa sixième place laissait entrevoir un rafraîchissant faisceau d'espoir après quelques saisons plus ardues. Deux semaines plus tard, à Beida Lake, en Chine, sa quatrième place confirmait sa lancée.

Ce sont toutefois deux week-ends successifs, ceux des 22 et 29 janvier, qui l'ont propulsée parmi la crème de la crème.

Ses médailles de bronze et d'argent à Lake Placid et Calgary, respectivement, cimentaient son retour.

«Ç'a été le soulagement total! Ça faisait tellement longtemps que les gens me disaient que j'étais proche d'un podium, que ça allait finir par arriver. J'étais contente, mais dans ce temps-là, tu n'es jamais assez près du podium.

«Avant cette saison, je ne vivais plus le même plaisir. J'ai découvert tout le «feeling» que tu peux vivre quand tu fais un podium. Je veux juste le revivre, c'est quasiment une drogue», a-t-elle souri.

Cap sur Sotchi

Voilà donc un revirement de situation rafraîchissant pour celle pouvant maintenant envisager un cycle olympique rempli de succès d'ici les Jeux de Sotchi, en Russie, en 2014.

«Je me suis prouvé des choses à moi-même et à plein de monde cette année. Je finis quand même aux côtés de deux championnes olympiques. À partir de maintenant, ça peut juste bien aller. C'est pas mal cool!»