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Les fans de La guerre des tuques récla­maient depuis des années un remake du film culte d’André Melançon qui a marqué toute une génération d’enfants après sa sortie, en 1984. C’est finalement sous la forme d’un film d’animation en 3D que cette nouvelle version a enfin vu le jour.

Des voix connues derrière les personnages

Les voix de plusieurs acteurs connus se cachent derrière les personnages de la version animée de La guerre des tuques. En voici cinq:

Âgée de 37 ans, Mariloup Wolfe a grandi en regardant la série de films Contes pour tous dont fait partie La guerre des tuques. Elle juge donc avoir remporté le jackpot en faisant la voix de l’héroïne du film, Sophie.

«Sophie est un beau personnage, mais le simple fait de participer à La guerre des tuques m’a comblée. J’aurais accepté de faire n’importe quel personnage. J’aimais déjà beaucoup Sophie dans le film original, mais je me souviens qu’à l’époque je m’identifiais plus au personnage de sa petite sœur parce qu’elle avait plus mon âge. Je trouvais Sophie un peu bête. Elle pouvait être assez raide avec sa petite sœur!»

L’énergique Hélène Bourgeois-Leclerc a quant à elle hérité du personnage de François les lunettes, le «petit génie» qui conçoit le célèbre fort qu’on voit dans le film.

«J’avais auditionné pour les voix de plusieurs personnages, mais je suis contente d’avoir obtenu le rôle de François les lunettes, dit-elle. François, c’est le petit idéaliste de la gang. Il a des rêves et des idées grandioses, et il croit fermement qu’il peut les réaliser. C’est beau à voir et c’était le fun à jouer.»

Un des jeunes acteurs les plus expérimentés au Québec en matière de doublage, Nicholas Savard L’Herbier s’est vu confier la voix de Luc, le héros de l’histoire. Selon lui, le Luc de La guerre des tuques 3D diffère légèrement de celui du film original: «Je trouve que le personnage a été approfondi, souligne-t-il. On voit dans le film des scènes de son passé qui expliquent en partie pourquoi il est plus introverti et fragile. Je pense que ça le rend plus attachant.»

Chabot, c’est le costaud de la bande. Celui qui calcule mal sa force et «qui ne réfléchit pas toujours avant d’agir», dit le comédien Gildor Roy, qui a eu le mandat de faire parler le personnage. Selon le réalisateur Jean-François Pouliot, Gildor Roy a beaucoup apporté à ce personnage: «Gildor est arrivé à l’enregistrement des voix nerveux comme un débutant. Il se demandait presque pourquoi on l’avait choisi puisqu’il a peu d’expérience dans les voix d’animation. Il a fait un Chabot exceptionnel et touchant. Les vrais sont souvent les plus humbles.»

C’est nul autre que l’humoriste André Sauvé qui fait parler les amusants personnages des jumeaux Leroux. Il s’agit d’ailleurs de sa toute première expérience de voix au cinéma:

«Ce qui est amusant, c’est que dans la vraie vie, j’ai toujours rêvé d’avoir un jumeau. Je jalouse les jumeaux. Je trouve qu’ils ont un lien tellement enviable et particulier que personne d’autre ne peut avoir. J’étais donc content de pouvoir me projeter comme ça dans l’univers des jumeaux.»