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Photo Chantal Poirier
Jouant de la basse depuis de nombreuses années, François Pérusse a joué lui-même toutes les musiques de son nouvel Album du peuple.
9 personnages qui ont marqué l’imaginaire

Avec ses dix Albums du peuple et ses quelque 3000 capsules des Deux minutes du peuple, François Pérusse a créé plusieurs personnages qui ont marqué l’imaginaire. Le Journal a interrogé l’humoriste sur certains d’entre eux.

Le gars qui magasine

Créé en 1991, ce personnage s’est retrouvé dans chacun des Albums du peuple de François Pérusse. En presque 25 ans, l’humoriste mentionne avoir fait environ 200 sketches avec le gars qui magasine.

«Ce personnage-là est un exutoire pour parler de la consommation, dit-il. Et aujourd’hui, il y a toujours de nouveaux produits. Quand il est né, en 1991, il magasinait des souffleuses. Aujourd’hui, il magasine pour le câble fibre. Après, ce sera pour un toaster WiFi! Quelque part, il a encore sa place parce qu’il y a toujours de nouveaux articles de consommation.»

Louis-Paul Fafard-Allard

«C’est ma vie, parce que j’ai fait 12 ans de radio communautaire. Chaque fois que je fais Louis-Paul, je me souviens de ça. À 16 ans, j’étais opérateur technique pour les émissions d’information à CKRL, à Québec. Je voulais tellement parler dans le micro. Finalement, ils m’ont donné ma propre émission, un vendredi soir, à minuit. Puis j’ai eu le samedi, de 18 h à 20 h, qui était une grosse case horaire.»

«J’avais de bonnes cotes d’écoute, mais j’étais gaffeur, ajoute-t-il. En plus, on me demandait de faire des entrevues en anglais, alors que mon anglais était très approximatif. J’ai déjà interviewé Robert Fripp (King Crimson) et Steve Hackett (Genesis) tout croche. Ils ont été bien patients avec moi! Quand je fais Louis-Paul, c’est de ça que je m’inspire.»

Jean-Charles

«Je ne sais pas pourquoi j’ai arrêté de le faire. Il pourrait revenir, car il y avait encore de la viande autour de l’os. Avec ce qui se passe dans le monde en ce moment, il pourrait être le gars extrêmement positif. D’accord, je vais essayer de faire un petit sketch de Jean-Charles avant les Fêtes!»

L’animatrice de Sexe Conseil

«J’ai arrêté les Sexe conseil parce que j’avais l’impression d’avoir fait le tour. J’en ai fait énormément dans les années 1990. En même temps, j’aime encore beaucoup parler de fesses. J’y pense et avec la nouvelle technologie, je pourrais bien refaire un Sexe conseil

Raymond Faublier

Inspiré directement de l’animateur Ron Fournier, ce personnage a récemment été remplacé par Phil Fredette, un animateur de pastorale qui se retrouve à faire des lignes ouvertes sur le sport. «Il ne connaît pas du tout ça et il parle innocemment. J’ai du fun à faire ça.»

Bob Hartley

C’est en voyant la défunte Série Montréal-Québec que François Pérusse a eu l’idée de parodier l’entraîneur de hockey, Bob Hartley. «J’ai décidé d’en faire un personnage qui critique les performances de ce qu’il voit. Il peut faire n’importe quoi, comme aller dans le bureau du premier ministre. Il fait la critique sociale, mais en coach. En plus, Bob Hartley lui-même m’a donné sa bénédiction, je suis bien content de ça.»

Le traducteur

Apparu dans les derniers Albums du peuple, ce personnage est désormais un incontournable du répertoire de Pérusse et il se retrouve encore sur le tome 10. «Il n’est pas facile à écrire, car je trouve d’abord la phrase en anglais et je joue ensuite avec. Comme je suis approximatif moi-même en anglais, c’est une façon de rire de ça. Il y a bien des gens qui se disent bilingues alors qu’ils font plusieurs erreurs.»

Pierrette

«Les recettes à Pierrette ont pris toutes sortes de formes. Ces temps-ci, ce sont des chefs gars que l’on voit partout. J’ai eu envie de rire de Louis-François Marcotte, avec sa grosse voix, et de Ricardo­­. Ce que je trouve bien drôle, c’est qu’il y a plein d’émissions de cuisine sur tous les postes, mais ce n’est pas vrai que les gens cuisinent tant que ça.»

Roger et Caroline

«Oh, ces personnages-là ont vraiment “disparutionné”! Je ne sais pas trop ce que je pourrais faire avec eux aujourd’hui, 20 ans plus tard. Ils auraient chacun 48 ans et ils se verraient quelque part. Ils se parlent, le gars se réessaie, ça ne marche pas plus.»

François Pérusse en chiffres
8
Félix
7
Olivier
5
Gémeaux
1
Juno
2700
capsules Les 2 minutes du peuple
360
épisodes du JourNul (TVA)
10
Albums du peuple au Québec, deux Albums du peuple en Europe et un Album pirate
Près de
15 millions
de vues sur la chaîne YouTube, lefrancoisperusse
104
épisodes d’On s’écoute parler (TVA)
15
épisodes de La série du peuple (TVA)
Près de
deux
millions d’albums vendus

Quelques blagues célèbres

Pour se faire plaisir, Le Journal a répertorié quelques blagues célèbres du répertoire de François Pérusse.

« Un ski-doo, on peut-tu laisser ça dans la cour? Isssssh... »
« C’est quoi ton nom, ma petite fille? Clépétar. »
« Salut, Jean-Charles ! Ah, ta yeule. »
« CDKC, la radio qu’on écoute aujourd’hui. Pis qu’on se dit: ouf, j’réécouterai pas ça demain! »
« Je laisse une jambe au nounours pis j’m’en vais m’acheter un patin chez Sports Allaire! »
« Où c’que t’as pris tes belles p’tites napkins? »
« Moi, j’viens pas. Ben reste chez vous! »
« Il se retourne et reçoit la balle profondément dans le derrière. C’est donc une balle à l’intérieur. »
« Son album s’appelle I’m Always Playing After the Partys. En français, c’est J’me joue toujours après les parties. »
« CDKC, radio communautaire. Un son présent. C’est les auditeurs qui sont absents. »
Une journée dans la vie de Pérusse

Depuis le début de sa carrière, François Pérusse a toujours travaillé en solitaire, que ce soit pour ses capsules radio ou pour la télévision. À quoi ressemble une journée typique de François Pérusse?

«Je me lève à 6 h et je déjeune en famille, dit-il. Ensuite, je vais accompagner les enfants à l’école, qui est juste à côté de la maison. J’arrive à mon studio à 8 h 30. Je travaille un peu sur La tite chambre [ses capsules à RDS] et j’essaie ensuite de trouver un thème pour ma capsule radio. J’ai besoin d’avoir une ligne directrice et j’insère ensuite des blagues.»

«Cette étape-là est la moins spectaculaire. Je fais les 100 pas. Je cherche des idées dans ma tête. Souvent, ça me vient plus facilement quand je suis en voiture, mais comme ce n’est pas très écologique, je ne peux pas toujours faire ça!»

«Ce qui est le plus spectaculaire, c’est quand on se met à enregistrer. Là, on “ouvre les machines” et je passe au micro. Je fais ça vers le milieu ou la fin de l’après-midi. J’enregistre presque toujours ma capsule pour le lendemain matin.»