/misc
Navigation
Il était une fois
la rébellion...

Non contents d’avoir ressuscité la saga de Star Wars, les studios Disney et LucasFilms ont eu l’idée de créer des films dont les intrigues sont indépendantes, tout en s’insérant dans la chronologie générale de la franchise.

Les Fans
sont prêts

En plus des nouveaux épisodes de la saga Star Wars et des longs métrages qui se déroulent en parallèle, les studios Disney et LucasFilms ont pris un risque de créer une certaine lassitude chez les amateurs de l’univers de George Lucas. Ce n’est toutefois pas le cas pour les trois fans à qui nous avons parlé, qui ont hâte de voir ce que leur réserve Rogue One: Une histoire de Star Wars.

nostalgie

Kim Martineau
photo AGENCE QMI, SÉBASTIEN ST-JEAN

L’intérêt de Kim Martineau (L'univers de Jef & Kim: www.facebook.com/jefkimunivers) pour Star Wars est né de «l’esthétisme» du tout premier film de George Lucas, Un nouvel ­espoir, sorti en 1977 et qu’elle a vu lorsqu’elle était petite. «On dit que George Lucas s’est ­inspiré des nazis pour le visuel de l’Empire. Les lignes droites, les couleurs, les formes, etc.», souligne celle qui est ensuite devenue collectionneuse ­d’objets dérivés de la saga au fil du temps. Et, si elle n’a pas aimé la trilogie suivante – les antépisodes sortis de 1999 à 2005 – elle a été de nouveau séduite par Star Wars: le réveil de la force l’an dernier et ne réfrène pas son impatience à l’idée de découvrir Rogue One dans moins d’une semaine. «J’aime vraiment beaucoup la manière dont [les studios Disney et J.J. Abrams pour Le réveil de la force] ont redémarré la ­franchise. Avec Rogue One, je veux ­retrouver cette nostalgie de mon enfance que j’ai ressentie l’an dernier, l’émerveillement devant cet univers.»

Fidélité et cohérence

Sébastien Mineau
photo AGENCE QMI, SÉBASTIEN ST-JEAN

Sébastien Mineau a baigné dans l’univers de Star Wars depuis qu’il est en âge de parler! C’est donc tout naturellement qu’il a, ensuite, développé sa passion à travers, non seulement des films, mais aussi des livres, des bandes dessinées et tout ce qu’on appelle désormais «l’univers étendu». Spécialiste incontesté de la saga – il est l’un des animateurs des podcasts Star Wars en direct (https://starwars.direct) depuis 15 ans –, il porte une attention particulière à tous les détails et au canon de l’univers. Pour lui, les nouveaux films se situent en ligne droite avec la trilogie originale (les épisodes renommés depuis IV, V et VI) et permettent de suivre la suite des aventures de la famille Skywalker. «Depuis l’an dernier, avec Le réveil de la force, le Japon a toujours des éléments supplémentaires dans les bandes-­annonces. Pour Rogue One, ce sont les Japonais qui ont eu droit à une scène dans laquelle on voit la mère de Jyn lui ­remettre un cristal. Quelle est la signification de ce cristal? Est-il simplement utilisé par le père de Jyn pour développer la super arme de l’Étoile noire ou est-ce que ça signifie que sa mère a des pouvoirs dans la Force?», commente-t-il.

Une famille

Jean-François Beaupré
photo AGENCE QMI, SÉBASTIEN ST-JEAN

C’est au cinéma, alors qu’il avait 7 ans, que Jean-François Beaupré a été conquis par Star Wars. Le petit garçon qui avait lu les bandes dessinées parues avant la sortie du premier opus de George Lucas a encore sa petite cantina, jouet qui avait fait fureur en 1977. En grandissant et au fil de la sortie des deux autres longs métrages (L’empire contre-attaque et le Retour du Jedi) – «c’était presque religieux», dit cet ­ancien scout, capable ­aujourd’hui de citer des ­répliques de Yoda –, il est ­devenu collectionneur. Et, pour l’acteur qui a doublé Eric Bana dans le «reboot» de Star Trek de J.J. Abrams: «Pour moi, Star Wars, c’est une histoire de ­famille et c’est ça qui est venu me chercher en partant. C’est peut-être parce que j’étais ­enfant unique et que j’avais ­besoin de me créer une famille imaginaire qui a correspondu avec ces personnages. Je veux rire avec eux, je veux vivre des émotions avec eux.»

8 attentes
des adeptes

De l’émotion

photo courtoisie
Kim Martineau ne s’en cache pas: elle est aussi excitée à la perspective de Rogue One qu’elle avait été au moment de la sortie du Réveil de la force. «Je ressens exactement la ­même chose, même si Rogue One ne fait pas partie de la saga. J’ai tellement hâte!» La musique, les décors, les personnages, tout ce qu’elle a vu dans la bande-annonce ne l’a pas ­déçue. «C’est certain que ça va être aussi bon que Le réveil de la force et que je vais ressentir les mêmes émotions en le ­regardant», souligne celle qui s’attend à un esthétisme aussi poussé que dans la première trilogie de George Lucas.

Le secret de Jyn

photo courtoisie
L’un des sujets qui interpellent certains admirateurs est ce qu’on risque d’apprendre sur Jyn Erso, cette ­rebelle incarnée par Felicity Jones. «Parmi les théories les plus folles qui circulent en ce moment, l’une concerne l’identité de Jyn, à savoir si ­elle est la mère de Rey (l’héroïne de Le réveil de la force), ce qu’on risque de découvrir dans les épisodes VIII et IX», explique Sébastien Mineau.

Des costumes éblouissants

photo courtoisie
Kim Martineau faisait partie des ­amateurs de Star Wars présents lors de Star Wars Celebration à Londres plus tôt cette année et elle a eu la chance de voir les costumes utilisés pour Rogue One et de les admirer de près. «Je peux vous dire qu’on va voir les plus beaux costumes de toute la franchise. Ils sont vraiment exceptionnels, extrêmement détaillés, avec des couleurs riches», dit-elle avec entrain.

La princesse Leia

photo courtoisie
Après Michael Douglas dans Ant-Man et Robert Downey Jr. dans Capitaine America: la guerre civile – deux longs métrages dans l’escarcelle de Disney puisque produits par Marvel –, c’est Carrie Fisher qui risque d’être rajeunie par la grâce des ordinateurs selon Jean-François Beaupré. «Ça risque d’être la surprise à la fin du film, en caméo. Ils vont avoir réussi à recréer Carrie Fisher numériquement. Comme pour Anthony Hopkins dans la série Westworld dans laquelle il est rajeuni de 30 ans, je m’attends à un petit buzz similaire pour la princesse Leia. Et c’est sûr qu’on va avoir les poils qui vont se dresser sur nos bras à ce moment-là!»

De l’action à revendre

photo courtoisie
Pour Jean-François Beaupré, Rogue One s’annonce, au vu des bandes-annonces (qu’il trouve d’ailleurs beaucoup trop détaillées, un fait sur lequel il a ­insisté), comme «un film linéaire. Ça promet d’être un bon film de guerre, un bon film d’action. On va en avoir plein les yeux. L’émotion risque d’être un peu trop à l’américaine, car on voit un commando. On a notamment un Asiatique qui pratique les arts ­martiaux, puisqu’il n’y aura pas de Jedi.»

Des informations supplémentaires

photo courtoisie
Après avoir été l’un des rares chanceux à avoir vu une mini bande-annonce de Rogue One en 2015 à l’occasion de Star Wars Celebration à Anaheim, en Floride, Sébastien Mineau indique qu’il trouve que ce nouveau film s’inscrit dans la continuité. «La bonne direction, ici, est d’aller chercher une histoire qui n’est pas ­uniquement Star Wars, mais qui se déroule dans cet ­univers. On veut quelque ­chose qui va avoir lieu dans les coulisses de l’histoire de la ­famille Skywalker, quelque chose d’un peu plus politique, d’un peu plus mordant.»

Le retour de Darth Vader

photo courtoisie
Avec un sujet comme le vol des plans de l’Étoile ­noire, il est évident que Darth Vader ne peut qu’être présent dans Rogue One, information confirmée officiellement par le réalisateur Gareth Edwards. «Oui, c’est évident qu’on va le voir, j’attends ça avec beaucoup d’impatience», explique Kim Martineau, qui anticipe déjà les frissons qu’elle aura et qui se souvient avec nostalgie et émotion de la musique solennelle qui accompagnait les apparitions de Vader à l’écran dans la trilogie originale.

Quels morts?

photo courtoisie
«On ne veut pas nécessairement un film qui va bien se terminer», souligne Sébastien Mineau qui prédit la mort d’un ou plusieurs personnages importants, mais sans se prononcer sur leur identité. «Même si on sait, par les bandes-annonces, de quoi le film va avoir l’air, on s’attend à des surprises et je crois que c’est ça que Disney a apporté spécifiquement à la franchise. […] Quant à savoir qui va mourir, le secret est bien gardé, on ne peut que spéculer sur le sujet», dit celui qui analyse les bandes-annonces des films image par image.