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Jeff Fillion n'a «pas de temps à perdre avec ça»

L'animateur Jeff Fillion est reparti du palais de justice de Québec avec ses boîtes de documents, ce midi, après avoir fait un pied de nez à son ex-empoloyeur en se désistant du litige opposant CHOI à TVA.
© Jean-François DESGAGNÉS L'animateur Jeff Fillion est reparti du palais de justice de Québec avec ses boîtes de documents, ce midi, après avoir fait un pied de nez à son ex-empoloyeur en se désistant du litige opposant CHOI à TVA.

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L'animateur Jeff Fillion a volé le «show», aujourd'hui, au premier jour du procès pour diffamation qu'il intentait conjointement avec Genex Communications et son ex-patron, Patrice Demers, contre le Groupe TVA, relativement à un reportage les associant à un tournoi de «golf érotique» au Mont Tourbillon, il y a six ans.

L'ex-morning man vedette de CHOI a pris la décision de se désister de sa poursuite judiciaire, laissant ainsi ses anciens employeurs en découdre seuls avec TVA, à qui les demandeurs réclament pas moins de 950 000 $ en dommages.

«J'ai pas de temps à perdre avec ça. J'ai hâte de passer à autre chose», a fait savoir l'animateur de Radio-Pirate sur Internet, visiblement fatigué de voir son nom encore mêlé à des confrontations en justice pour des incidents remontant à l'époque où il faisait la pluie et le beau temps sur les ondes de Radio X.

Jeff Fillion et Patrice Demers sont eux-mêmes toujours à couteaux tirés devant les tribunaux, se réclamant mutuellement des sommes d'argent importantes.

«Si jamais on gagne un certain montant (dans ce procès), c'est certain qu'on va venir me le saisir», a mentionné l'animateur. Il faisait référence aux ordonnances de saisies en justice obtenues par le patron de Genex à ses dépens, notamment parce que Fillion lui devrait encore la moitié des 150 000 $ que Genex a été condamné à verser au chef d'antenne Pierre Jobin, en décembre 2007, au terme d'un procès au civil pour propos diffamatoires.

Cette fois-ci, les rôles sont renversés et c'est Pierre Jobin, tout comme les journalistes Carl Langelier et Denis Thériault, qui sont poursuivis avec TVA en Cour supérieure.

Le litige provient notamment de la diffusion sur les ondes de TVA-Québec, en février 2003, d'un reportage «extrêmement tendancieux», selon les demandeurs, intitulé «Golf érotique». On y laissait entendre que des mineures y avaient dansé dans «des isoloirs commandités par CHOI-FM», alors que le scandale de la prostitution juvénile mis au jour par le projet Scorpion battait son plein. Genex et Patrice Demers reprochent à TVA son «attaque (faite) dans l'unique but de porter atteinte à (leur) réputation commerciale».

Le procès, qui se déroule devant le juge Denis Jacques, est prévu pour une durée de deux semaines.

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