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La prière pour traverser l'épreuve

Pour plusieurs immigrants chiliens, la messe dominicale se voulait un moment réconfortant.
© Agence QMI/Sébastien Saint-Jean Pour plusieurs immigrants chiliens, la messe dominicale se voulait un moment réconfortant.

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MONTRÉAL - Huit jours après le tremblement de terre qui a dévasté le Chili, les émotions étaient toujours à fleur de peau dimanche. Pour plusieurs immigrants chiliens, la messe dominicale se veut un moment réconfortant.

C'est dans une église bondée que le père Fernando Ferrera a demandé aux fidèles de toutes origines réunis à la Mission catholique latino-américaine de Montréal de prier pour les victimes du séisme, qui a frappé le 27 février dernier.

«Souvent, les paroissiens ne comprennent pas pourquoi il y a des catastrophes. Je leur réponds qu'il s'agit d'une occasion de faire preuve de partage et de solidarité avec des personnes en détresse, de vivre sa foi dans l'entraide», explique le Père Ferrera.

Un message qui n'est pas toujours facile à transmettre. «C'est dur, les gens sont tristes. C'est pourquoi il faut les encourager à vivre au sein de la communauté. Après la messe, les gens parlent et mangent ensemble, ça vient réchauffer le cœur», a souligné le prêtre.

En cette période du carême, le père Ferrera y a été d'un rapprochement avec les tragiques événements au Chili. «Il y a la croix, la mort, mais aussi la résurrection. Prions pour que le peuple chilien ressurgisse de ses cendres avec une manière de vivre encore plus unie, plus fraternelle.»

Moments difficiles

Un soutien qui est le bienvenu, car le stress est loin de s'être estompé. «Je suis encore très inquiet. On va retrouver d'autres corps quand on va procéder à la démolition des bâtiments», a prévenu Miguel Contrera, rencontré après la célébration religieuse.

Celui-ci a vécu quatre jours d'angoisse, avant de finalement avoir des nouvelles de sa famille, établie à Santiago. «J'ai d'abord reçu un courriel où l'on m'a dit que tout le monde était correct. Par la suite, j'ai pu leur parler», a affirmé l'homme qui demeure positif. « J'ai foi en mon Dieu, le Chili va revenir aussi fort qu'il était. »

À ces côtés, Lucy Arellano tentait, tant bien que mal, de retenir ses larmes. «C'est une grande tristesse» répétait la dame, qui se fait du mauvais sang pour sa sœur. «Elle réside à Ottawa, mais elle était partie en vacance au Chili. Elle est malade et on ignore quand elle pourra prendre l'avion pour revenir au Canada» a confié Mme Arellano.

La famille de Luis Lopez a également été touchée par le tremblement de terre. «Quand j'ai parlé à ma mère, elle m'a dit que ça n'avait rien à voir avec le tremblement de terre que j'ai vécu en 1985, d'une magnitude de 7,5. Le temps de traverser un corridor de trois mètres, elle avait les deux épaules endolories. Elle se cognait contre les murs, car ça brassait trop.»

Jusqu'à présent, 452 décès ont été confirmés. On craint que le bilan du séisme, d'une magnitude de 8,8 sur l'échelle de Richter, s'élève à plus de 800 morts.

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