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La chronique de Hubert Reeves

C'est la vie...

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L'ours polaire au secours de l'homme? Tel était le titre de ma première chronique pour le Journal de Montréal, parue le 23 janvier 2007.

Elle commençait ainsi: «Les effets du réchauffement planétaire se font intensément sentir dans les régions arctiques. Des images prises par satellite, en 2005 et 2006, montrent une diminution dramatique des surfaces enneigées. Sur les terres émergées, le sol autrefois gelé en permanence (pergélisol) fond à grande vitesse. Des bâtiments sont déstabilisés et s'inclinent dangereusement. Des Inuit doivent quitter leurs maisons. Des routes et des pistes d'aviation sont avariées.

Plus le mercure des thermomètres va grimper, plus la mer va rogner les terres et même en submerger beaucoup... Un scénario annonce une montée de plusieurs mètres si les glaciers terrestres et ceux de la calotte glacière fondent entièrement...»

C'est toujours vrai.

Depuis plus de trois ans, j'ai donc livré des chroniques pour partager avec les lecteurs, des connaissances, des inquiétudes et aussi l'espoir que vivifient des avancées concrètes.

Certaines chroniques seraient à relire:

  • «Et si nous mangions moins de viande?»
  • «Mieux ha-biter la planète»
  • «L'environnement est la clé d'une meilleure santé.»
  • «L'exemple de New York»

En réalité je n'en renie aucune. Et elles pourraient toutes être réécrites comme cela vient d'être le cas pour «Sortir du tout pétrole» qui date de 2007 alors qu'en 2010, j'insiste pour «Dire adieu au pétrole».

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, vient d'appeler à une action ciblée pour garantir un développement durable:

«Retrouvons la solidarité et la créativité du Sommet de la Terre», a-t-il dit en référence au Sommet de Rio en 1992. «Nous avons une responsabilité pour les générations futures de mettre en oeuvre ce que nous avons promis. Les bonnes idées ne sont pas suffisantes. Nous avons besoin d'une action ciblée.»

DES DÉCISIONS D'ACTIONS

Il faut passer des idées aux actes, donc à des décisions d'actions, avec le respect d'un calendrier contraignant.

Beaucoup d'occupations diverses et le manque de temps me font renoncer à une chronique régulière, mais il n'est pas question de me retirer dans une tour d'ivoire. D'abord, je n'en ai pas, et cesser brutalement nos rendez-vous hebdomadaires n'est pas l'option retenue. Je vous livrerai donc une pensée, une note d'humeur, une citation parfois extraite de l'un de mes livres ou même d'une chronique antérieure. Ceux qui ont gardé la collection pourront la retrouver dans son contexte et la consultation du site du Journal ou du mien facilitera la recherche.

DES EXEMPLES

Pour vous initier à la démarche, voici des exemples de phrases issues des premières chroniques:

«Épandre un pesticide dans un champ asiatique, c'est sans doute en envoyer en Amérique... et l'inverse peut être aussi vrai»(Chronique: L'ours blanc et la pollution, parue le 30 janvier 2007).

«Ainsi se conduisent les hommes: avec la connaissance, ils acquièrent la volonté de rendre à la nature ce que leurs ancêtres lui avaient ôté.» (Chronique Le Condor des Andes ou comment les hommes changent, parue le 13 février 2007).

«La perte de biodiversité aquatique et terrestre est une réalité qui risque fort d'être aggravée par le réchauffement climatique. Il est d'une impérieuse nécessité de lutter contre les deux fléaux dont la conjugaison est désastreuse.» (Chronique: 2007 est déclarée Année internationale du dauphin, parue le 6 mars 2007).

À bientôt.

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